Andropause ou la Ménopause de l’Homme & La Crise de
la Quarantaine
Histoire
familière?
Cette histoire
vécue est celle d’un homme dans la quarantaine qui perd graduellement ses
pulsions sexuelles, sa force, son énergie et son enthousiasme pour la vie et
l’amour. L’homme d’action est devenue un homme d’inaction. Une chape de
fatigue mentale et physique est tombée sur lui, souvent sans raison apparente.
Il se transforme, passant d’un être positif et entreprenant à un ours
pessimiste, déprimé et négatif, à la tête lourde; il devient de plus en
plus difficile de vivre ou de travailler avec lui. Au bureau, il donne
l’impression d’avoir décroché et aucun encouragement ou insistance n’améliore
sa performance. A la maison, les relations familiales deviennent de plus en plus
tendues, la vie sociale fond et s’éteint. Sa vie sexuelle est le plus souvent
un désastre avec perte de libido et incapacité occasionnelle à parvenir à
une érection ce qui conduit à une anxiété sur sa performance et ultimement
à l’impuissance. On assiste à une spirale descendante du fonctionnement défectueux
aussi bien chez lui qu’au bureau. (Dr Malcolm Carruthers, Maximizing
Manhood, page ix.)
Ou
celle ci? Une chronique personnelle de l’andropause
Le changement s’est produit graduellement juste après
mon quarantième anniversaire. Je me suis tout de suite aperçu que quelque
chose n’allait pas quand j’ai observé que je commençais à avoir des
pellicules et que ma peau se desséchait. Surtout sur mon visage. Je ne savais
pas ce qui m’arrivait – je pensais ‘avoir un problème de peau’. Sans
m’en apercevoir, je suis devenu incroyablement morose – irritable en réalité-
et je me comportais de manière tout à fait inhabituelle pour moi,
m’emportant à la moindre provocation. Une fois, j’ai quitté le bureau en
fureur parce qu’on m’avait donné un travail supplémentaire et suis rentré
à la maison me sentant complètement justifié. La réaction à cette affaire
n’a pas été très bonne bien sûr, et m’a forcé à penser à ce qui
m’arrivait. En récapitulant tous les changements qui m’étaient arrivés,
je me suis rendu compte que ma libido avait presque entièrement disparu: Vous
pouvez penser qu’il est étonnant que je ne m’en sois pas aperçu plus tôt
mais je ne suis pas marié et ma dernière affaire remontait à neuf mois
auparavant. D’un gars toujours
excité et prêt au sexe quand il était disponible – ou même quand il ne
l’était pas – avec une forte érection tous les matins et une forte
pulsion à me masturber deux ou trois fois par semaine, j’ai réalisé que
le sexe ne m’intéressait plus vraiment et que je ne me masturbais plus du
tout. Mes érections matinales étaient faibles et me paraissaient plus
petites et moins dures, ce qui était déprimant parce que je ne suis pas très
gros de ce coté là: ok, si je suis dur et droit mais vraiment triste à
regarder avec une érection faible et petite. La fatigue et la dépression ont commencé à ce moment là:
je me levais me sentant au plus mal et restais comme cela toute la journée. A
un moment, j’arrivais à peine à me traîner au bureau.
Mes amis ont commencé à montrer mes défauts – le plus
souvent en m’évitant. Arrivé à ce moment, je n’avais plus envie de
faire quoi que ce soit, même pas voir mes amis avec lesquels j’avais passé
beaucoup de bons moments. A un moment donné, je me suis aperçu que je
prenais du poids et que j’étais devenu, on peut le dire, gros. Je mangeais
et je buvais beaucoup mais cela me faisait plaisir ; mon niveau de
cholestérol s’est mis à grimper graduellement. Toujours facile de
rationaliser les choses, et je pense que c’est une source de réconfort,
surtout lorsqu’on ne sait pas ce qui se passe. Aussi j’ai commencé à
m’expliquer les choses: " c’est le stress – pas de surprise:
regarde ce qui arrive: la société part en quenouille, les pressions supplémentaires,
la peur d’être limogé”. Quand à ma vie personnelle : " je suis si
insatisfait et j’ai perdu toute illusion de ce que j’ai fait de ma vie.
Pas surprenant que je sois malheureux, stressé et grincheux."
Je me suis dit que ce devait être la fameuse crise de la
quarantaine qui dans mon cas était la conséquence de la réalisation brutale
que j’étais à la moitié de ma vie et que je pensais n’avoir rien réalisé
de très significatif. Le fait que je n’avais pas réussi à commencer ma
propre famille était particulièrement significatif, c’était un désir,
qui en plus du fait que je pourrais être un superbe père, était aussi lié
au désir de laisser quelque chose derrière moi après ma mort. Mais, je me
demandais, est-ce que la crise de la quarantaine explique les peines et les
douleurs de mon corps ? Mes douleurs aux reins, la fatigue – surtout la
fatigue! Que penser de ces bouffées de chaleur et du rougissement de mon
visage qui arrivaient à tout moment mais surtout la nuit, me laissant trempé
de sueur dans un lit mouillée et, de façon toute à fait incompréhensible,
avec un sentiment de chaud et de froid au même moment ? Est-ce qu’elle
pouvait expliquer que mon pénis avait l’air constamment petit et rabougri.
Ca ne me paraissait pas crédible, même si beaucoup d’auteurs semblent
penser que la crise de la quarantaine et tous ses symptômes, aussi bien
physiques qu’émotionnels, ne sont qu’une manifestation de la dépression.
Aucun doute, j’étais dépressif. Bon, la dépression peut provenir de
beaucoup de choses à plusieurs moments de la vie et le stress en fait partie;
vous voyez la logique, Logique circulaire, comme l’oeuf et le poulet, mais
c’était une logique. J’étais dépressif, et la dépression amène
l’impuissance. Ce qui me rendait encore plus dépressif et léthargique et
ainsi de suite......
Je ne sais pas ce qui m’a ramené à mes sens en bout de
compte, mais je pense que c’était l’aspect sexuel de ma situation.
J’avais été impuissant auparavant quand j’étais à l’université, âgé
d’une vingtaine d’années, soumis à beaucoup de stress. Mais je ne me
souvenais pas que cette expérience ait eu les mêmes caractéristiques que
celle-ci. Maintenant, il me semblait que j’étais passé d’un stage où j’avais
été moins actif sexuellement, à un stade où j’étais impuissant et désintéressé
du sexe, asexué si vous voulez, mais au moins me sentant comme un homme, et
finalement à ce dernier stade qui était si grave que j’avais du mal à le
dépeindre : c’était comme si l’essence même de ma masculinité
m’avait été arrachée et qu’un trou béant restait à sa place dans mon
esprit, là où elle aurait dû être.
Je ne me souviens pas non plus, de façon étrange, quand
j’ai entendu parler pour la première fois de la ménopause de l’homme,
l’andropause, mais je crois que c’a été un article dans Gay Times que
j’ai lu chez un ami. Alors, tout s’est enclenché. Tous les symptômes que
j’avais vécus étaient décrits dans cet article aussi bien physiques qu’émotionnels,
surtout la dépression ; j’ai été frappé de combien j’avais été
aveugle : il y avait quelque chose de désespérément anormal avec mon
niveau de testostérone. Je pense encore que, peut-être, les choses émotionnelles
étaient de ‘ma faute’ mais les peines et les douleurs, la peau sèche,
l’impuissance- tout cela ne pouvait juste être mon imagination en délire.
J’ai pris rendez-vous dans une clinique pour hommes pour une visite générale
et bien sûr, mon niveau de testostérone était bien en dessous de ce qui est
considéré normal.
Vous
savez si ça vous arrive
Je veux
m’arrêter ici dans cette chronique personnelle et regarder des questions plus
générales. Si vous voulez savoir ce qui est arrivé à cet homme que j’ai
personnellement interviewé après avoir fait passer une annonce pour recruter
des hommes qui avaient vécu la ménopause de l’homme, l’andropause, nous
reviendrons à son histoire plus tard. Il y a aussi en bas de la page, un lien
pour commander tous les livres qui sont mentionnés sur cette page, ce qui peut
être utile si vous voulez plus d’information
Nous entrons
maintenant sur un terrain d’opinions très divergentes. Je n’ai aucun doute
que les hommes font face à deux crises différentes entre les âges de quarante
et cinquante-cinq ans. Il s’agit de la crise de la quarantaine et de la ménopause
de l’homme, appelée aussi l’andropause. Il ne s’agit pas de concepts qui
sont largement acceptés. Mais il serait ridicule de vouloir rejeter les expériences
d’hommes qui ont traversé des crises terribles ou les évidences
scientifiques recueillies par un petit nombre de médecins qui se spécialisent
dans ce domaine. La crise de la quarantaine est essentiellement de nature émotionnelle;
l’andropause est fondée sur une chute des niveaux d’hormones et en cela,
est physique bien que les conséquences de ce changement des niveaux
d’hormones ne soient seulement physiques. Comme nous allons le voir, la crise
de la quarantaine et l’andropause ne sont pas indépendantes l’une de
l’autre.
Qu’est
ce que c’est, au juste, que la crise de la quarantaine?
Le passage
d’une phase de la vie à la suivante doit s’accompagner d’un ajustement
psychologique et d’une réévaluation de sa propre identité. Par exemple, au
cours des trente dernières années, le mouvement pour les femmes a porté son
attention sur les transformations
de la femme au moment de leur ménopause. Pour les femmes, la transition de la période
fertile à la période post-fertile peut être une expérience profonde. Avant
la ménopause, un élément majeur du sens d’identité de la femme est sa
fertilité, ses menstruations, sa capacité de donner la vie et de voir naître
de nouveaux êtres ; après cette période, la femme doit redéfinir son
sens d’elle-même, pour accepter qu’elle ne pourra plus remplir ces rôles (sauf
par FIV) ni avoir l’évidence de cette fertilité que les menstruations
mensuelles représentent. Quelques soient les changements psychologiques, ils
sont connus, sont souvent discutés
de façon relativement ouvertes par les femmes plus âgées ou par leurs
contemporaines et, certainement, acceptés comme une réalité. Peut-il y avoir
un processus similaire chez les hommes ? OUI ! Je vous expliquerai
plus bas ce qu’ils sont. Mon article est fondé sur la recherche du Dr Malcom
Carruthers, du Dr Eugene Shippen et de Jed Diamond qui ont tous étudié la
crise de la vie de l’homme en détails. Si vous voulez plus d’information,
il y a des références à leurs recherches plus bas.
Qu’en est-il
donc des hommes dans la société moderne? Y a-t-il une transition similaire ?
Vous pensez peut-être que la réponse doit être négative si l’implication
de l’expérience des femmes est que leur transition résulte de changement du
système hormonal de la femme. Pourtant, pourtant, pourtant… considérez les
synopsis suivants des dilemmes de l’homme de quarante ans:
Les niveaux de
production d’hormone baissent, les cheveux tombent, la vigueur sexuelle
diminue, le stress n’en finit pas, les parents meurent, les horizons de la
carrière se rétrécissent, les amis ont leurs premières crises cardiaques; le
passé flotte dans un brouillard d’espoirs non réalisés, d’occasions non
saisies, de femmes non prises, de potentiels non remplis, et le future est la
confrontation avec sa propre mortalité. (Theories of the Male Mid-life Crisis, Counselling
Psychologist, 1976, Vol 6, 2-9).
"Il y a
des moments où je pense que le temps file," dit Jack avec nostalgie.
"Je ressent cette anxiété de la 'dernière chance' sur ma capacité de
trouver un travail qui soit créatif, des buts dans ma vie qui soient
satisfaisants et une vie sexuelle dont je puisse m’accommoder." (The
Male Menopause, Jed Diamond, page 37.)
"Les
hommes se définissent toujours par leur force et leur puissance. Tout est
physique. Il y a peu de compréhension de la puissance spirituelle. Il est très
rare de rencontrer un homme qui comprenne la puissance de l’esprit… et si
c’est tout ce que vous avez, et que vous commencez à sentir cette puissance
vous quitter, comme vous le faites vers quarante ans, si vous n’avez pas une
autre force, vous allez ressentir une grande perte. Il serait bon que les hommes
aient un véhicule pour exprimer leur perte..." (Ibid., page 41.)
Dr Malcolm
Carruthers – qui a travaillé avec des milliers d’hommes dans sa clinique de
Londres, pense que la crise de la quarantaine est avant tout d’origine émotionnelle
mais que, si elle est suffisamment forte ou prolongée, elle peut avoir des conséquences
physiques surtout si le patient a recours à l’alcool ou à la drogue pour réduire
les douleurs de la crise. Typiquement, les hommes les plus sujets à cette crise
ont environ 40 ans, essentiellement entre 35 et 45 ans, ce qui est plus tôt que
l’andropause qui se manifeste à l’âge de 50 ans, disons entre 45 et 55
ans. Dr Carruthers pense que beaucoup de crises de la quarantaine passent inaperçues
et que leurs effets sont perçus comme la conséquence d‘un changement de
travail, de maison ou d’épouse.Ce n’est que rarement que le drame tourne à
une crise existentielle réelle où l’homme pense qu’il est bloqué dans une
carrière qui le sous ou le sur emploie, produisant un futur d’épuisement ;
ou encore qu’il est bloqué dans
un mariage ou une relation sans avenir qui ne lui offre que le choix d’un
divorce ou d’une séparation avec les traumas qui en découlent, la ruine
financière et l’obligation de recommencer sa vie. Il cite aussi un certain
nombre de facteurs qui semblent prédisposer les hommes à une crise de la
quarantaine traumatique; ce sont essentiellement des facteurs qui ont déstabilisé
l’homme depuis son enfance: il a une nature sensible, ses parents sont
distants ou froids, il a perdu un parent, surtout si c’est le père (ce que
j’interprète comme une perte soit émotionnelle soit physique puisque nombre
de pères sont physiquement présents mais ne le sont pas émotionnellement), il
a perdu ou a été séparé d’un être aimé ou d’un modèle, et sa carrière
a été marquée d’une succession d’échecs
ou de façon paradoxale de succès.
Nous pouvons
avoir un sentiment intuitif qui comprend qu’un homme puisse en arriver au
point où, sous le poids du stress, ou d’une accumulation de fondations
instables, ou d’une vie vécue sans certitude ou sans stabilité émotionnelle,
il puisse succomber à cette crise de la quarantaine. Bien que cela prenne du
temps, nous y arrivons et nous nous retrouvons au coeur de cette crise de la
quarantaine. Il s’agit d’une insatisfaction totale avec soi-même et ce que
l’on a réalisé, ou, en d’autres termes, le sentiment que les cartes
n’ont pas été distribuées de façon équitable et que par conséquent, on
ne pouvait pas gagner, tout au long de la partie.
Pour rendre les choses pires, les soutiens qui ont aidé à continuer
dans le monde que l’on a créé – le travail, les amis, la famille, la
structure sociale, l’ambition, le sport, des accomplissements majeurs ou
mineurs, le sexe, le sens de sa masculinité ou le sentiment d’être
important, tout cela peut soudain ou graduellement se révéler comme irréel,
insignifiant ou futile devant des questions de vie ou de mort. (Un ami me
demandait un jour ce que serait son mémorial sur terre ? qui se
souviendrait de lui et pourquoi ? je n’ai pas pu lui répondre mais ses
questions résonnaient sombrement pour moi.)
Parfois, ces
choses qui nous ont soutenus ne sont simplement plus là: les amis déménagent,
les enfants grandissent, quittent la maison et ne visitent plus, les parents âgés
meurent, votre corps ne peut plus faire jeu égal avec les jeunes au sport. Il
n’est pas étonnant qu’un comportement d’évasion puisse sembler la
solution : on change de boulot, de partenaire, de maison, de style de vie,
achetant cette moto avant qu’il ne soit trop tard.........
Y
a t il des réponses à la crise de la quarantaine?
Des solutions
existent. Pour certains hommes de toute façon, la crise est bénigne ; ils
vivent tranquillement le passage de la première phase de leur vie à la seconde.
Pour d’autres, c’est une période d’extrême turbulence dont ils se
sortent en trouvant un nouveau cap pour entreprendre le second passage de leur
vie. Ce qui peut vouloir dire une nouvelle série de défis, une nouvelle
direction ou simplement se réconcilier avec ce qu’ils ont. Souvent, ces
nouveaux chemins sont plus spirituels et moins engagés que ceux de leur
jeunesse. Mais pour quelques-uns uns, la crise peut tourner au désastre sous la
forme d’une dépendance à la drogue, à l’alcool ou au sexe ou alors, ils
passent le restant de leur vie dérivant sans but en proie à la dépression. Oui,
je sais, je suis passé par-là et je connais des hommes qui y sont encore, dans
cet univers noir de l’âme. Voici le conseil offert par Malcolm Carruthers, un
résumé de ce qu’il écrit dans son livre.
Tout d’abord,
décidez où vous voulez aller: faites une carte. Décidez quelles sont vos
priorités et décider si l’escalade d’une deuxième montagne, pour ainsi
dire, dans la deuxième partie de
votre vie vous est importante. Peut-être, préférez vous rester dans la vallée
et vivre une vie confortable ?
Deuxièmement,
évaluez les ressources dont vous disposez pour entreprendre ce voyage. Il ne
s’agit pas juste de vos avoirs tangibles comme votre patrimoine ou vos enfants
mais aussi de ressources émotionnelles comme le soutien de vos amis et de votre
famille. L’aide d’un conseiller ou d’un psychothérapeute vous serait-elle
utile? Pouvez vous identifier vos faiblesses et décider ce que vous pouvez
faire à leur sujet. Le principe de base doit être de rester réaliste mais
optimiste, guidé par la carte de votre voyage.
Je pense
qu’il ne faut pas sous estimer l’importance d’une thérapie. Le problème
est de pouvoir trouver un thérapeute qui soit bon, mûr et qui ait suffisamment
de sagesse pour pouvoir aider cette transition d’un coté de la crise à
l’autre. Ils existent et peuvent vous aider à réduire la douleur et à vous
offrir un soutien. On peut aussi penser que vous pouvez préférer un thérapeute
mâle puisque cette question est peut-être mieux comprise par un homme. Avec ou
sans thérapie, il n’y a aucun doute que cette crise n’est pas une partie de
plaisir pour les hommes qui doivent l’affronter car elle semble prendre racine
dans des questions qui n’ont pas été résolues dans le passé et créent un
doute de soi-même aujourd’hui et une peur du futur. Jed Diamond a beaucoup à
dire sur la nature des changements que les hommes doivent exercer lorsqu’il
approchent et traversent la quarantaine. Il met l’accent sur le besoin de se
rendre compte des changements à affronter et cite le Dr Harry Wilmer: "La
crise de la quarantaine même lorsqu’elle apporte dépression, désespoir et
peur, est le moment d’un grand défi d’où vont sortir des symboles de
transformation." Et il cite Mark Gerzon, l’auteur de Listening to
Midlife: "En vieillissant, nous, les êtres humains, languissons pour
une plénitude. Nous voulons que les aspects de nous qui sont restés dans le
noir trouvent le soleil et que les parties qui ont été brûlées par le soleil
trouvent l’ombre. Nous voulons voir ces aspects qui n’ont pas poussé se développer
et pour ceux qui ont trop poussé qu’ils soient élagués. Nous voulons voir
s’exprimer ces aspects qui sont restés silencieux et ceux qui font trop de
bruit rester tranquilles. Nous voulons que les solitaires trouvent de la
compagnie et que ceux qui sont dans la foule trouvent le calme." Il le résume
ainsi: "Nous voulons vivre nos vies qui n’ont pas été vécues."
Comme cela est vrai. Que puis-je dire maintenant pour vous aider à trouver
votre chemin?
Peut-être
pouvez-vous vous inscrire dans un club d’hommes et vivre le soutien d’autres
hommes pour votre masculinité et votre état d’homme parce que la triste réalité,
c’est que la propre estime de l’homme est affrontée de tous cotés. Bien sûr,
en tant qu’homme, il se peut que vous ayez à surmonter une inhibition à
parler de façon intime à d’autres hommes. C’est bien sûr un défi au règlement
de vos problèmes. C’est peut-être là qu’un conseiller ou un thérapeute
peut être utile. Si cela vous parait un trop grand défi, vous pouvez acheter
les livres pertinents et acquérir le sentiment que vous n’êtes pas seul à
vivre cette expérience. Vous pouvez aussi regarder certains des sites Web qui
sont listés ci-dessous et qui présentent une perspective d’hommes sur ces
questions et en quelque sorte, forment une communauté de pairs qui vous
soutiennent. Même si vos problèmes ne sont pas entièrement sexuels, vous
pouvez regarder les liens ci-dessous où vous pourrez joindre une communauté prête
à vous soutenir sans avoir à les affronter face à face. Et peut-être, de façon
plus surprenante pour vous, vous pouvez initier un dialogue intime avec votre
partenaire que ce soit un homme ou une femme, sur les difficultés que vous
affrontez. Je pense que beaucoup d’hommes n’ont qu’une très petite idée
de la profondeur du soutien qu’ils peuvent trouver dans une relation intime,
peut-être parce que nous sommes conditionnés à ne pas parler. Prenez le
risque!
L’andropause,
c’est quoi au juste?
C’est le résultat
d’une production insuffisante d’hormones mâles dans le corps de l’homme,
une insuffisance qui peut se développer pour tout un nombre de raisons
lorsqu’il vieillit et qui produit un grand nombre de symptômes. Je vais
encore citer Malcolm Carruthers:
Le début
commence insidieusement à n’importe quel âge à partir de 30 ans mais
typiquement dans la cinquantaine. L’une des raisons pour laquelle on ne
l’aperçoit pas est qu’elle est beaucoup plus graduelle que la ménopause
chez la femme. C’est une crise de vitalité tout autant que de virilité bien
que le signe le plus évident est la perte d’intérêt au sexe et de la
capacité érectile. De façon surprenante, cette transformation n’est souvent
pas remarquée ou elle est ignorée parce que l’homme est soumis à de telles
pressions par le reste de sa vie qu’il pense que cela fait partie du processus
inéluctable de vieillir ou parce que son partenaire sexuel a aussi perdu
l’intérêt. En plus du manque de pulsions sexuelles, on constate également
une perte de dynamisme dans sa vie professionnelle ou dans les affaires…et
aussi souvent de la fatigue, de la léthargie,
de l’épuisement et de la dépression avec un sentiment de désespoir
et d’impuissance. Trop souvent, les hommes changent de travail ou de femmes
– tout pour calmer le malaise qu’ils ressentent – mais le plus souvent
avec de maigres résultats…Du point de vue physique, on ressent une certaine
tension des muscles et des douleurs dans les muscles et les articulations ou des
symptômes de goutte et un niveau de détérioration rapide de la condition
physique. Il peut aussi y avoir des signes d’accélération du vieillissement
du cœur et de la circulation. (Maximizing Manhood, pages 39 -40)
L’andropause
est la raison pour laquelle la vitalité et la virilité de millions d’hommes
s’estompent après la quarantaine. C’est l’explication de tant de misère,
de dépression, de tristesse, de pertes de puissance sexuelle, de vies décevantes,
de santés défaillantes, de relations rompues et surtout, la cause de
l’impuissance et de la perte de ses fonctions sexuelles. Mais ce serait une
erreur ne n’y voir qu’un problème sexuel. Considérons l’hormone testostérone.
Elle est dans tous les aspects du corps de l’homme, tous les nerfs, tous les
muscles et toutes les cellules du cerveau. Elle est responsable du développement
du corps de l’homme depuis l’embryon androgène qui autrement se serait développé
sous forme féminine. Si les récepteurs de testostérone du foetus ne
fonctionnent pas ou restent insensibles à cette hormone, le développement des
attributs normaux du corps de l’homme sera incomplet, anormal ou un individu
inter sexuel se développera. Si l’hormone ne revient pas à l’époque de la
puberté, le corps de l’homme ne développera pas les caractéristiques
sexuelles secondaires telles un plus gros pénis, une barbe et le système
pileux du corps, une voix plus grave ou des pulsions sexuelles masculines. Si
l’hormone ne coule pas librement dans le corps d’un garçon, sa musculature
ne va pas se développer comme elle le devrait. Seule la présence de testostérone
dans son sang lui permet de connaître sa masculinité par des érections
spontanées que ce soit la nuit ou pendant la journée, et ces activités
traditionnelles de la préoccupation du mâle aux pensées érotiques, et aux
sentiments et images qui interrompent les pensées les plus pratiques de
l’homme et auxquelles nous sommes si habitués. De plus si la testostérone
n’atteint pas le cerveau d’un homme, il aura un manque de dynamisme et
d’ambition et prendra moins de risques. Que pensez-vous qu’il arrive si le
niveau de testostérone d’un homme se met à chuter à un moment après la
quarantaine ? Est-ce que les fonctions de son corps dont le métabolisme
est tellement dépendant de la testostérone resteront entièrement et
effectivement fonctionnelles ? On peut se permettre d’en douter, n’est
ce pas ?
Il n’y aucun
doute que la sexualité de l’homme change avec son âge. Pensez seulement à
l’excitation permanente de l’ado de dix-huit ans, toujours prêt pour le
sexe, où que ce soit, parfois de manière inopportune où il se retrouve avec
une érection qui arrive sans prévenir et sans être invitée. (Bon, ça n’a
pas été aussi dramatique pour moi
mais vous voyez le schéma). Quand il arrive à quarante ans, cet état
d’excitation permanente a probablement disparu; les érections spontanées ne
sont plus qu’un souvenir lointain. Bien sûr, il peut s’éveiller à une
situation sexuelle mais il faut plus longtemps pour que son érection soit dure,
il va éjaculer plus faiblement, et sa période réfractaire plus longue (ce qui
veut dire qu’il ne peut plus jouir trois fois par heure ou huit fois par
jour). Secrètement, il a peut être plus envie de câlin et de tendresse que de
sexe mais il a peur de l’admettre. Est-ce que c’est parce que son cerveau en
assez du sexe ? Ou bien est-ce à cause du stress de la vie et du travail?
Ou bien s’agit-il de quelque chose d’autre, d’une chute du niveau de
testostérone par exemple ? En d’autres mots, à cause de l’andropause?
Symptômes
de l’Andropause
Beaucoup des
effets du vieillissement sont acceptés comme une de ses
conséquences. Je sais que ça a l’air d’une définition circulaire
mais cela cache un paradoxe intéressant. Si le déclin de nos fonctions peut être
arrêté par l’apport d’hormones dont le niveau décline avec l’âge, peut-on
dire que le processus de vieillissement est un processus naturel ? A première
vue, la réponse a été donnée par de nombreux médecins à leur patients :
c’est inévitable, il faut apprendre à s’en accommoder. Mais supposons une
minute que la baisse d’hormones qui a lieu avec l’âge ainsi que ses conséquences,
soient réversibles. En termes biologiques, ce ne serait pas étonnant ;
l’homme n’a pas évolué dans un environnement où il était vraisemblable
qu’il puisse atteindre ce que nous appelons aujourd’hui l’âge mûr. Il se
peut que ses systèmes, sa physiologie, ses hormones, tout cela a évolué pour
couvrir une durée de vie beaucoup plus courte que celle que nous connaissons
aujourd’hui. Si c’est le cas, ce seul fait permet-il de dire qu’il n’est
pas justifié de donner des hormones afin de rétablir le niveau que l’on
trouve chez les hommes jeunes? Quelque soit votre réponse à cette question,
comment affecte-elle les hommes qui présentent plusieurs ou tous les symptômes
ci-dessous à la suite d’une baisse de leur niveau d’hormones?
Manque de
sommeil et/ou fatigue – une chute prononcée des niveaux d’énergie qui
conduit à un état où l’homme s’endort dans son fauteuil chaque soir ou a
besoin d’une sieste dans l’après-midi.
Manque de
puissance – un terme subjectif, je sais, mais qui correspond assez bien à l’expérience
vécue par beaucoup d’hommes avec qui j’ai parlé. Il se caractériserait par une posture voûtée, le signe
peut-être d’un manque ou d’une perte de confiance en soi, une posture
avachie, une voix instable, et un air faible. D’autres signes incluent la
perte d’intérêt à compléter un projet, générer de nouvelles idées et un
désir moindre d’être en concurrence avec d’autres hommes.
Dépression
–
peut être plus que tous les autres symptômes, celui ci semble toujours présent.
La dépression n’est une bonne expérience à aucun moment de la vie avec sa
tendance à démotiver et à affaiblir sa victime. Mais, quand un homme dans la
quarantaine est sous son emprise, il est dans une situation très grave
puisqu’il est privé de la motivation de changer sa situation. Le danger
semble être que sa dépression soit considérée comme un problème émotionnel
‘conventionnel’, une dépression réactive, une réponse aux événements de
la vie, quand il s’agit en fait du résultat direct d’un changement de la
biochimie du cerveau à la suite d’un déclin des niveaux hormonaux.
Nervosité,
anxiété et irritabilité - Je me souviens que l’un des hommes que j’avais
interviewés m’avait raconté que son patron (qui était une femme)
l’avait accusé d’être "pire à travailler
avec que n’importe quelle femme", un commentaire accablant et, dans son
esprit, insultant, mais qu’il admettait lui avoir donné par la suite une
meilleure compréhension de la nature incontrôlable du SPM chez beaucoup de
femmes.
Une libido
réduite – un signe très accablant pour les hommes et leur partenaire s’ils en ont
une. Ca arrive graduellement sur une période de mois ou d’années et affecte
la sexualité de l’homme de plusieurs façons. L’un des hommes avec qui
j’ai parlé m’a déclaré qu’il avait su avoir un problème quand il réalisa
"que ça lui était égal de ne plus jamais avoir de sexe". Les hommes
interrogés parlent d’avoir une absence de pensées sexuelles, pas de
fantasmes ou de sensibilité sexuelle. Un homme m’a déclaré qu’il
continuait à regarder les femmes mais que c’était presque comme s’il avait
oublié pourquoi il les regardait. Il pouvait en apprécier la beauté d’une
façon distante, presque non sexuelle mais il n’y avait aucune pensée de
concupiscence ou de sexualité présente.
Réduction
de puissance et/ou de la taille du pénis –
La réduction de puissance veut dire une capacité moindre à parvenir à l’érection
et à la maintenir une fois qu’on y est parvenu. La signification de l’érection
chez les hommes est si profonde et si fondamentale qu’elle fait partie de
l’image même de l’homme. Après tout, se promener le matin avec une érection
est une sensation agréable, et peut donner un signe de fierté,
une réassurance de sa fécondité et de sa puissance sexuelle. Que dire
donc, de l’absence d’érections matinales ? Et s’il n’y en a pas
pendant la nuit ? C’est un test classique de l’impuissance – s’il y
a des érections nocturnes, alors l’impuissance aux autres moments est
psychologique. Mais l’homme qui n’a pas d’érection du tout ressent
qu’il n’est plus un vrai homme dans un certain sens fondamental. Pis encore,
est le cas de l’homme qui pense avoir une taille de pénis réduite surtout en
érection car c’est un coup à son amour propre plus fort que tout autre.
Déclin de
la force d’éjaculation et de son volume – ce qui s’explique en soi : tous les deux
diminuent le plaisir sexuel de l’homme et son sens de masculinité. La cause
en est l’affaiblissement des muscles du mécanisme d’éjaculation qui ont
une très haute concentration en récepteurs de testostérone.
Bouffées
de chaleur, rougissement et sueur. -
un rougissement du visage et du cou peut être un problème majeur puisqu’il
affecte une des parties les plus visibles du corps et envoie un signal sur votre
état émotionnel aux gens autour de vous qui n’est pas toujours exact. Les
sueurs nocturnes peuvent laisser le lit, les draps et l’homme concerné si
trempés que les draps ont besoin d’être lavés tous les jours.
Douleurs et
souffrances – Un problème dont je peux témoigner de ma propre expérience. Se sortir
du lit le matin devient un défi et, encore plus, les premiers pas hors du lit.
J’avais très mal au dos ce qui était étrange après une nuit de repos (bien
que le sommeil n’ait pas été très bon); j’avais aussi des douleurs
diffuses que je ne pouvais localiser avec précision dans mes articulations. A
l’époque, j’étais hésitant à aller voir un médecin parce que je pensais
paraître hypochondriaque, que c’était se comporter en homme et j’avais décidé
de tolérer le problème. En fin de compte, ce n’était pas une très bonne décision.
Il n’y avait aucune garantie que mon médecin de famille puisse reconnaître
les symptômes pour ce qu’ils étaient mais au moins j’aurais découvert la
vérité beaucoup plus tôt!
Détérioration
osseuse – Dans les cas avancés ou prolongés de déficience de testostérone,
l’ostéoporose peut se développer. Ses conséquences peuvent être bien sûr
très sévères chez le vieillard.
Cheveux et
peau –
La peau ridée et sèche qui se développe chez l’homme sujet à
l’andropause est due au manque de sébum dans ses glandes sébacées qui sont
normalement stimulées par la testostérone dans le sang pour produire des
huiles essentielles à préserver la peau en bonne santé. La personne interviewée
au haut de cette page parle de sa peau sèche et de ses pellicules comme des
premiers signes de sa ménopause.
Problèmes
de circulation – La testostérone semble jouer un rôle pour aider la circulation du
sang vers les extrémités. Il existe également des preuves qu’elle protége le cœur et réduise le nombre de cas de
crise cardiaque chez les hommes qui ont un niveau testostérone
élevé comparé aux hommes dont le niveau est déficient.
Je reconnais
que beaucoup de ce que vous venez de lire est sujet à controverse. Je n’ai
pas voulu présenter toutes les évidences qui soutiennent ces affirmations
parce qu’elles sont à votre disposition dans le matériel de référence si
vous voulez le lire. Cela étant, et peut-être à cause de cela, vous pouvez
encore vous demander :
Est-ce
que l’andropause existe réellement?
C’est vrai
il y a deux camps opposés. L’un croit fermement à l’existence de
l’andropause alors que l’autre la dénie catégoriquement. Par exemple :
LONDRES
– 3 Septembre, 1997 – Les symptômes de la soi-disant andropause peuvent
être facilement expliqués par le stress au lieu d’un manque en testostérone;
c’est ce qu’affirment des docteurs de l’Institut d’Urologie de Bristol
dans le Postgraduate Medical Journal. Il est à la mode de donner aux hommes
sujets à l’andropause des suppléments de testostérone mais il n’y a pas
de preuve convaincante qu’un tel traitement puisse soulager les symptômes ;
il peut, en fait, être potentiellement dangereux, écrivent les Dr. Gingell
et Burns-Cox… Bien que l’on ait donné au terme andropause une crédibilité
illusoire parce qu’il implique une déficience hormonale du fait du déclin
d’organes sexuels, équivalent à la ménopause de la femme, il n’y a pas
de processus équivalent chez l’homme, ajoutent les auteurs. On trouve chez
certains hommes âgés, le même niveau d’hormones mâles que chez des
sujets plus jeunes. L’ensemble mal défini de symptômes que l’ont
pourrait attribuer à l’andropause chez les sujets d’age mûr ou âgés -
fatigue, dépression, irritabilité, pulsions sexuelles réduites et
impuissance – arrivent tous trop fréquemment chez des sujets ayant un taux
normal de testostérone. La fréquence de dysfonctions érectiles augmente
avec l’âge et il est tentant d’établir une corrélation avec la
diminution relative du niveau de testostérone à cet âge…"Au
contraire des résultats positifs établis d’une thérapie de remplacement
hormonal chez la femme, les effets de suppléments de testostérone chez les
hommes sont ambiguës," concluent les auteurs. "Ils peuvent
augmenter l’intérêt sexuel mais rarement à un niveau satisfaisant pour le
patient. On ne trouve pas de résultats positifs prouvés sur les dysfonctions
érectiles et les autres effets bénéfiques possibles sur l’hématopoïèse,
[formation du sang], le métabolisme osseux, les lipides et la
fibrinolyse [coagulation du sang] sont encore à démontrer." (Cité
dans l’édition Email de Doctors' Guide.)
Que faut-il en
penser? Il y a beaucoup de réponses possibles qui vont de la reluctance du
corps médical à accepter de nouvelles idées, à l’effet négatif résultant
d’événements anciens dus à des médecins peu scrupuleux ou à des
charlatans ou même aux perceptions d’aujourd’hui notamment, que les
hormones androgéniques sont dangereuses du fait de leur usage par des
culturistes. L’une des plus vieilles formules de testostérone (méthyltestostérone),
qui a été interdite en Europe produit une toxicité du foie et cela peut
influencer d’une certaine façon l’idée de traiter des hommes qui ont un
bas niveau de testostérone par un supplément de testostérone. Il se peut également
que l’expérience personnelle, ou la rencontre de patients qui ont bénéficiés
de ce traitement à long terme, puissent être un facteur déterminant pour
conduire un médecin à accepter que l’andropause ainsi que ses corrections
sont des réalités. Se posant à l’encontre de la position que nous venons de
voir, on trouve les témoignages qui se sont accumulés dans la littérature
scientifique depuis la publication de la première étude en 1944 dans le Journal
of the American Medical Association (1944; 126(8): 472-477)
Les Dr Carl
Heller et Dr Gordon Myers ont suivis 38 hommes d’âges mûrs qui présentaient
une grand variété de symptômes tels l’irritabilité, la dépression, des
crises de pleurs, des tendances suicidaires, des bouffées de chaleur, la
transpiration, des palpitations, un rythme cardiaque accéléré, une diminution
de la libido et des érections moindres. Tous ces hommes ne présentaient pas
une déficience de testostérone, mais on leur donna à tous des suppléments en
injection. Le groupe de contrôle qui ne présentait aucun symptôme reçut les
mêmes injections. Les résultats : 85% des hommes qui avaient à la fois
une dysfonction sexuelle et un bas niveau de testostérone furent "guéris"
par ces injections et leurs symptômes furent soulagés ou disparurent. Bien sûr,
cela peut impliquer que certaines dysfonctions sexuelles au moins ne sont pas
causées par une déficience en testostérone et c’est peut-être la réalité :
l’anxiété est une autre raison première des dysfonctions sexuelles. Parfois,
des problèmes de circulation peuvent être responsables de dysfonctions
sexuelles ou de l’impuissance. Mais le point est pour nous qu’il
s’agissait de la première étude à démontrer une connexion entre un niveau
bas de testostérone et une variété des symptômes de l’andropause. Il
n’en a suivi ni une grande découverte médicale ni un traitement et le développement
de la thérapie de remplacement de testostérone pour les patients sujets à
l’andropause est resté pendant très longtemps le domaine de quelques rares
spécialistes. Il se peut que ce soit encore le cas aujourd’hui comme le suggère
la citation précédente. Si vous voulez en lire davantage sur les documents à
l’appui de l’existence de l’andropause, vous en trouverez beaucoup cités
dans les livres que j’ai répertoriés dans les références ci-dessous.
Quelques
faits sur la relation entre le niveau de testostérone et l’âge
C’est vers
la fin de leur adolescence que, typiquement, les garçons présentent le plus
haut niveau de testostérone - de 800 à 1200 nano grammes par décilitre (ng/dl)
de sang. Ces niveaux se maintiennent pendant environ dix à vingt ans, après
quoi, ils commencent à décliner au rythme d’environ 1 pourcent par an pour
le niveau absolu de testostérone et de 1.2 pourcent par an pour le niveau de
testostérone biodisponible (un terme expliqué plus bas). Mais il peut y avoir
tellement de différences entre sujets qu’on ne peut parler que de moyenne
statistique. Comme le montre le Dr Eugene Shippen dans son livre The
Testosterone Syndrome, la baisse de la testostérone mâle est très
variable et dépend de nombreux facteurs qui s’enclenchent. Certains hommes
atteignent l’andropause dès l’âge de 40 ans et leur niveau de testostérone
se situe seulement à 200 - 300 ng/dl. D’autres présentent à 70 ans un
niveau qui est encore de 800 ng/dl. C’est probablement la raison pour
laquelle une déficience en testostérone n’est pas encore couramment acceptée
comme un syndrome médical valide – certainement, dit cette logique, si des
hommes qui présentent les symptômes de l’andropause, ont un niveau de
testostérone si élevé, il ne peut y avoir de rapport entre andropause et
niveau de testostérone? Mais ce n’est pas si simple.
(A noter :
l’unité de mesure du taux de testostérone est différente en Europe de celle
utilisée en Amérique que nous utilisons ici et on ne peut les comparer
directement. L’unité de mesure européenne est le nanomole par litre, or nmol/l.
Pour convertir une mesure américaine en unité européenne, divisez la mesure
américaine par 28.57)
Signification
de la testostérone libre ou biodisponible
Le niveau
absolu de testostérone dans le sang de l’homme ne représente pas le
potentiel de cette hormone d’action sur son corps. Le plus gros des testostérones
dans le sang de l’homme est en fait lié à des protéines; il n’y a
typiquement que deux pourcent qui soit libre d’être assimilé dans les
cellules du corps. La protéine la plus importante qui soit liée aux testostérones
s’appelle Sex Hormone Binding Globulin (SHBG), une protéine dont le taux
augmente avec l’âge. Plus il y a de SHBG dans le sang de l’homme, moins il
y a de testostérone disponible pour agir sur ses cellules. Le Dr Malcolm
Carruthers a mis l’accent sur ce qu’il appelle l’Index d’Androgène
Libre (FAI), qui est le taux de testostérone dans le sang divisé par le SHBG
et multiplié par 100. C’est quand le FAI tombe en dessous de 50 pourcent que
les symptômes de l’andropause apparaissent le plus souvent. Clairement, une
chute du taux absolu de testostérone ou une augmentation du taux de SHBG ont
tous les deux le même résultat: l’homme est privé de l’hormone qui le
fait et le maintient un homme.
Les
causes d’un taux bas de testostérone ou d’un FAI bas
Tout d’abord,
simplement, parce qu’un homme a une faible production de testostérone.
Il existe deux
formes de déficience de testostérone – appelées par le corps médical
hypogonadisme primaire et hypogonadisme secondaire. Dans les deux cas le sujet
hypogonadique produit une plus petite quantité de testostérone que la normale;
la distinction entre les catégories primaires et secondaires se réfère à une
malfonction testiculaire à l’inverse d’une malfonction plus générale du
système hormonal qui arrête le fonctionnement des testicules.
Il n’y pas
d’explication précise sur pourquoi la production de testostérone tombe avec
l’âge mais il se peut qu’il s’agisse du contrôle général des
testicules par la glande pituitaire du cerveau. Cette glande secrète deux
hormones, LH et FSH, qui agissent sur les testicules, les stimulent à produire
sperme et testostérone. Dans certains cas, il semblerait que la réaction des
testicules à ces messagers chimiques du cerveau décroît avec l’âge et que
le mécanisme général du système de production d’hormones cesse de
fonctionner normalement. Dans d’autres cas, les testicules pourraient
travailler si elles étaient stimulées mais les messagers hormonaux du cerveau
ont cessé de fonctionner normalement. Ceux qui veulent étudier le système
hormonal de l’homme dans son détail médical le plus menu peuvent trouver
toute l’information qu’ils désirent, présentée de façon très technique,
dans le livre Testosterone, qui est référencié ci dessous. Cet ouvrage
n’est pas pour le profane et vous avez besoin d’une éducation scientifique
pour le lire (outre un intérêt fanatique du sujet !)
Deuxièmement,
il existe une forme plus compliquée de la condition qui tient au fait qu’un
homme en période d’andropause qui présente tous les symptômes listés
ci-dessus, quand on teste son niveau de testostérone, peut présenter un niveau
de testostérone physiologiquement normal. C’est peut-être la raison derrière
le scepticisme sur le traitement en testostérone des hommes qui présentent
cette condition et particulièrement sur
la valeur limitée de ce traitement sur les hommes sujets à des dysfonctions érectiles
ou à l’impuissance. Dans ce cas, nous avons affaire à une sérieuse défaillance
du corps médical à comprendre le sujet puisqu’une simple visite sur les
sites Web de groupes de soutien qui couvrent le sujet de traitement de
remplacement de testostérone montre que le plus souvent, les sujets sont très
au courant des problèmes qu’ils traversent, et ont une très bonne compréhension
des points de détails qui semblent avoir échappé aux médecins – raison
supplémentaire de consulter un spécialiste dans ce domaine, un andrologue (spécialiste
de l’homme) ou un endocrinologue (spécialiste des hormones) au minimum plutôt
qu’un urologue (approximativement équivalent à un gynécologue pour la
femme) comme cela arrive trop souvent.
Cette version
plus compliquée de l’andropause est associée aux changements de l’équilibre
hormonal normal de l’homme qui sont causés par un taux trop élevé d’œstrogène
dans le corps humain. L’œstrogène, ou plus précisément, l’œstradiol,
est un composant vital de la physiologie de l’homme et en fait est composé
de testostérone dans les cellules de tout homme. Cela étant, bien qu’elle
joue un rôle important dans la physiologie de l’homme, elle peut se trouver
sur les récepteurs cellulaires de testostérone et inhiber son travail de façon
normale. Il y a très peu de différence entre équilibre et déséquilibre dans
le taux d’œstradiol chez l’homme. S’il augmente trop haut, quelque soit
son taux de testostérone, l’homme a un gros problème puisque les effets
d’un taux trop élevé d’œstradiol dans la physiologie de l’homme sont
presque uniquement négatifs. Le Dr Eugene Shippen discute de ce point en
profondeur dans son livre The Testosterone Syndrome ;
il note que beaucoup d’hommes qui présentent un taux élevé d’œstradiol
produisent également plus de SHBG, réduisant davantage tout apport de testostérone
biodisponible. Il précise de plus, que certaines méthodes d’appoint
de testostérone peuvent promouvoir la métabolisation de la testostérone en œstradiol
de façon si effective que le ratio d’œstrogène à testostérone dépasse
tout ce qui pourrait être considéré comme physiologiquement normal, et que
l’individu est pour ainsi dire castré par le traitement qu’il reçoit.
On trouve également
des suggestions dans le livre Testosterone (page 58, deuxième édition)
que, si un aspect du problème
du sujet est qu’il est physiologiquement insensible à la testostérone (ce
qui n’est pas inhabituel comme vous pouvez le lire dans l’information sur le
manque de sensibilité androgène sur la page sur l’Hypospadias), il est
beaucoup plus enclin à métaboliser la testostérone en œstradiol et ainsi
intensifie son problème. Quelle conclusion tirer de tout cela, exactement ?
On peut, en effet, se poser la question. En bref, que le traitement de
l’andropause demande le recours à un spécialiste qui sait ce qu’il ou ce
qu’elle fait et peut vérifier les aspects les moins évidents de la
physiologie hormonal comme les taux de LH, FSH et œstradiol dans le corps de
l’homme de même que quels types de traitement auront un effet réel.
Thérapie
de Remplacement de Testostérone
Je pense
qu’un supplément de testostérone pourrait aider beaucoup d’hommes qui présentent
des symptômes d’andropause, l’impuissance en particulier. Malheureusement,
de nombreux médecins pensent que cette thérapie a un effet limité parce
qu’ils n’ont pas considéré les évidences ou ne comprennent pas le rôle
de la SHBG et de l’œstradiol dans la physiologie de l’homme. Donc, si vous
voulez essayer un supplément de testostérone, vous aurez peut-être du mal à
convaincre votre médecin de vous le prescrire. Je connais des hommes qui se
sentaient très mal, étaient fatigués ou dépressifs et dont la libido avait
disparu, qui ont réussi à convaincre leur médecin de tester leur taux de
testostérone et ont vu leur intérêt repoussé lorsque les résultats des
tests ont présenté des niveaux bas mais cependant "dans la fourchette
normale". Au-delà de ce drame et du désespoir que les hommes dans cette
position peuvent avoir, ce qui me frappe c’est l’arrogance de tant de médecins
qui n’écoutent pas ce que leurs patients leur disent. Il semble que mis en
face d’une part, de la plainte d’un patient qui leur dit que la base même
de leur existence et de leur sens de masculinité a changé et d’autre part,
des résultats de tests auxquels ils appliquent des taux de référence "normale",
les médecins préfèrent ignorer le patient et se conformer à l’évidence
scientifique. C ‘est du moins ce qu’ils font s’ils sont novices ou
insensibles aux affaires de l’homme. Il faut trouver quelqu’un qui sache ce
qu’il fait – plus facile à dire qu’à réaliser peut-être, mais vous
pouvez commencer en lisant les livres que j’ai répertoriés et en faisant une
recherche sur le Web de mots clés comme "andropause", "testostérone",
" ménopause de l’homme", "remplacement d’hormone", et
"impuissance".
L’autre
chose à garder à l’esprit est que la fourchette de taux de testostérone qui
amène un comportement normal, varie largement d’un individu à l’autre. Une
fourchette normale de référence pourrait être la suivante :
Testostérone:
13 - 40 nmol/l ou 370 - 1100 ng/dl
Œstradiol:
55 -165 pmol/l ou 10 - 30 ng/dl
Ce qu’il
faut constater de ces chiffres c’est qu’ils représentent une fourchette
"normale” si étendue qu’il parait intuitif que l’évaluation de l’état
hormonal d’un homme sur le seul fait de son taux absolu d’hormone dans le
sang n’est pas l’approche qui amène nécessairement à des solutions
appropriées à son état. En d’autres mots, le médecin doit faire preuve de
jugement pour établir ce qui est bon pour chaque patient.
De plus,
bien sûr, toutes les impuissances ne résultent pas de taux d’hormone trop
bas, un fait qui est examiné ci-dessous. J’y discute également de la
connexion entre les taux d’androgène et l’impuissance.
La question
d’une thérapie de remplacement pour les hommes présentant un taux bas de
testostérone est très compliquée, une autre raison pour se tourner vers un spécialiste.
Il existe plusieurs façons de procéder : injections, crèmes, implants en
comprimés, préparations orales, et, développement le plus récent, un patch
dermique. La prescription de testostérone orale a été très controversée
dans le passé et a probablement causé du tort à ce secteur de la médecine.
La préparation qui était autrefois utilisée en Amérique, le méthyltestostérone,
peut endommager le foie et a été avec bonne raison interdite en Europe. Cela
étant, les préparations modernes orales d’esters de testostérone sont très
sures et n’ont pas d’effet sur le foie. (Si vous vous souvenez de votre
chimie du Lycée, vous savez peut-être ce qu’est un ester; sinon, pensez
simplement qu’il s’agit d’un composé chimique qui peut être métabolisé
par le corps pour de la testostérone biodisponible).
Il y a deux
principaux composés pour administration par voie orale: le premier est
l’undecanoate de testostérone, la deuxième un androgène plus modéré appelé
mesterolone. Ils sont distribués sous diverses marques - Restandol et Andriol
(pour l’undecanoate), et Proviron (pour le mesterolone). Il s’agit
d’un traitement léger qui pourrait être la première prescription pour un
homme qui a une déficience en testostérone. Quelle est leur efficacité ?
L’opinion générale est que leur effet est très variable. L’assimilation
rapide par le foie en est la raison principale. L’absorption de
l’undecanoate de testostérone dans le corps se fait par les produits gras de
la digestion qui passent dans le système lymphatique. Si vous le prenez, vous
allez tout de suite en ressentir les effets, avec des pensées sexuelles et
peut-être même une érection mais vous sentirez aussi ses effets disparaître
après quelques heures. Il est métabolisé en dehors du système très
rapidement. Ce qui veut dire qu’il faut avoir recours à plusieurs doses par
jour, ce qui peut avoir des inconvénients puisqu’en dehors de son coût, on
peut avoir des maux d’estomac du fait de l’huile dans laquelle la testostérone
est dispersée.
L’étape
suivante du traitement peut être la route classique d’injections d’esters
de testostérone de longue durée (une à trois semaines) de façon
intramusculaire. Il y a plusieurs préparations disponibles qui ont des durées
différentes. Elles tiennent toutes du même principe: elles sont métabolisées
en testostérone au point d’injection. Le problème généralement cité de
ces préparations est que chaque injection donne un niveau très élevé de
testostérone avec un effet immédiat positif sur le niveau d’énergie, de
dynamisme, d’humeur et de libido du patient mais que, avec le temps, le niveau
d’hormone dans son système tombe en dessous du seuil "normal" résultant
en une période d’irritabilité et de faible libido en attendant l’injection
suivante. Ce peut être un problème majeur pour les hommes qui suivent ce
traitement. Il faut noter toutefois que ce traitement a malgré tout des
avantages : il est bon marché, facile à administrer (le patient peut le
faire lui-même) et est très efficace. J’ai le témoignage d’un homme qui
était très content d’un traitement d’injections d’un mélange de
plusieurs esters de testostérone : Il était plus en forme et plus éveillé
sexuellement à 56 ans qu’il ne l’avait été à 18 et se vantait de pouvoir
avoir des rapports sexuels plusieurs fois par semaine, quand il le voulait.
D’autres hommes ont déclaré avoir résolu le problème des sautes d’humeur
et de libido en s’injectant de plus petites quantités de façon plus régulière,
c’est à dire toutes les semaines par exemple au lieu de tous les quinze jours.
Je ne veux pas donner de conseils médicaux mais il me semble que l’évidence
suggère qu’un peu d’expérimentation et un endocrinologue accommodant
puissent permettre de trouver un régime qui marche fort bien.
Je pense
qu’il est nécessaire que je dise que je pense qu’un remplacement de testostérone
est rarement le remède parfait pour les problèmes qu’il essaye de guérir ;
ce serait étonnant s’il le faisait au vu de la complexité profonde du système
hormonal humain. Entre autres, la testostérone délivrée à un rythme constant
par un régime de remplacement de testostérone fermera la production des
hormones comme le LH et le FSH qui stimulent les testicules. En conséquence, il
se peut que vous arrêtiez la production de sperme (ce qui est entièrement réversible !)
et vos testicules peuvent réduire de taille (d’environ un quart). Un homme
m’a dit que, de toutes les transformations qu’il avait subies
à la suite de défaillance de son système hormonal et de la thérapie
qu’il suivait, la réduction de ses testicules était la plus dure à
supporter – il avait soudain réalisé ce que subissent les femmes à la suite
d’une mastectomie, ou les difficultés des personnes grosses confrontées à
une image différente de leur corps ou le degré d’anxiété, de dépression
et de morosité qu’elle pouvait provoquer.
Il y a
plusieurs préparations en développement ; parmi elles, on compte la
cyclodextrine de testostérone et le buciclate de testostérone. Ce sont des
esters de testostérone à effet de plus longue durée. Il y a aussi une
recherche sur des microsphères injectables de testostérone pure, bien que je
pense ne pas me tromper en disant qu’elle n’a pas abouti très loin.
L’objectif, bien sûr, est de parvenir à un régime de remplacement
d’hormone qui arrive aussi près que possible d’un équilibre dynamique sans
saute d’humeur ni changement de libido. Ces nouveaux composés offrent aussi
la possibilité d’intervalles plus longs entre deux injections ce qui
rendrait ces méthodes de traitement plus acceptables pour le patient.
Des implants
sous-cutanés de testostérone pure en cristaux sont aussi en faveurs chez
certains. Il est intéressant de noter que les enquêtes et les rapports sur
cette méthode ont été présentés comme très prometteurs par les médecins
qui semblent être le plus en faveur du principe de thérapie de remplacement de
testostérone. Parmi les avantages qu’ils présentent on compte la convivialité,
des intervalles plus longs entre traitements (jusqu’à six mois), un
remplacement efficace de niveaux uniformes d’hormones et la restauration à la
normale de l’humeur, de la libido et du niveau d’énergie et de motivation.
Bien sûr, la question est de savoir pourquoi cette méthode n’est pas plus en
faveur et la réponse mérite une réponse mesurée. Malheureusement je ne peux
vous l’offrir. L’un des pionniers du traitement, le Dr Tiberius Reiter,
parait avoir été très direct et potentiellement insolent envers le corps médical
ce qui n’aide ni lui ni la réputation du traitement de testostérone.
L’autre principal chercheur en faveur de ce traitement, le Dr Tvedgaard, un médecin
danois, ne semble pas avoir beaucoup plus d’égard pour les conventions médicales
dans son désir de promouvoir les avantages du traitement. Si vous voulez connaître
toute l’histoire, vous la trouverez dans le livre du Dr Malcolm Carruther dans
lequel il dit que ses propres expériences à essayer de démontrer
l’existence de la ménopause de l’homme reflètent de près celles de
beaucoup d’anciens pionniers. Il déclare que tous les efforts à discuter de
la condition et de son traitement se sont heurtés a un réfutation illogique de
la façon la plus flagrante surtout de la part des spécialistes endocrinologie
qui ont, je pense, plus à perdre en termes de réputation et de prestige que
les médecins de famille qui, selon Carruthers, sont beaucoup plus ouverts à
l’idée d’une ménopause de l’homme.
Mais quelque
soit l’histoire de cette approche, la question la plus importante est
probablement si, oui ou non, elle marche. J’ai tiré le matériel qui suit du
manuel Testosterone en essayant
de faire quelques commentaires d’un point de vue scientifique.
Les comprimés
viennent en deux tailles : 100 et 200mg. De quatre à dix comprimés sont
implantés sous anesthésie locale chez le médecin, par une petite incision
faite sur un choix de sites tel le tissu gras sous-cutané des fesses. La plaie
cicatrise rapidement et ne présente qu’un inconfort mineur et temporaire. La
testostérone se dissout des comprimés dans le fluide intercellulaire. Les
comprimés sont conçus de telle façon que le taux de sécrétion après une
poussée initiale qui dure environ un jour, est constant pour la durée de vie
des comprimés. Un comprimé de 200mg relâche environ 1.3 mg de testostérone
par jour, ce qui se compare à une production moyenne par les testicules d’un
sujet sain et jeune de 6 - 7 mg par jour, ce qui implique que 6 comprimés
pourraient produire une dose physiologique bien que la variation entre individus
puisse demander d’en utiliser davantage. Les auteurs du livre déclarent que
les comprimés ont peu d’effets secondaires et sont généralement bien acceptés.
Il peut arriver qu’un ou deux comprimés remontent le long de l’incision et
ressortent mais c’est un cas rare. Ils citent que c’est une méthode
pratique pour ceux qui trouvent les injections régulières inopportunes. Ils
concluent que d’un point de vue médical, "les comprimés sont clairement
supérieurs en pérennité et stabilité des effets cliniques …beaucoup plus
pratiques.....et facilite une thérapie androgène à long terme."
Bien, il ne vous reste plus qu’à payer et à faire votre choix; du moins
c’est ce que vous voulez faire mais il y a des problèmes. Tout d’abord,
cette approche n’est pas très disponible. D’autre part, ce n’est pas bon
marché bien que le coût dépende de votre plan d’assurance. Si vous payez
vous-même, c’est meilleur marché qu’une médication orale et à peu près
le même prix que des injections de testostérone. Je vous suggère de trouver
les livres listés dans les références et de les étudier et ensuite de
trouver un médecin qui l’offre près de chez vous. C’est certainement une méthode
qui mérite qu’on la considère.
L’un des développements
les plus récents dans le domaine de la thérapie de remplacement pour les
hommes est celui du patch. En fait, il y a deux types de patch : le premier
a été conçu pour une application sur le scrotum, l’autre sur la peau du
dos, du bras, de l’abdomen ou de la poitrine (même si la poitrine est moins
efficace pour absorber la testostérone que les autres emplacements mentionnés).
Vous trouverez ci-dessous des liens qui vous amènent sur les sites que
fournissent les producteurs de patch qui ne sont pas destinés au scrotum. Là
encore, le livre Testosterone présente des suggestions que l’ont peut
trouver utiles. Les patchs se présentent en deux tailles et fournissent soit
2.5 soit 5 mg de testostérone par 24 heures. Dans le livre, les auteurs qui
examinent cette méthode de traitement déclarent que les patchs peuvent élever
le taux de testostérone à un niveau normal de façon assez uniforme (60 %
pendant les 12 premières heures, 40% pendant les secondes 12 heures). Ils
observent que lorsque les patchs ont été récemment appliqués, ils peuvent
imiter le rythme de production quotidienne normale dans le corps de l’homme
qui est au plus haut niveau le matin. Les patchs sont nettement supérieurs pour
maintenir le niveau d’œstradiol à un taux normal quand on les compare aux préparations
en injection (page 401), ce qui pour les hommes qui sont sensibles à l’œstradiol,
ou ont un taux élevé de conversion, pourrait être un facteur d’efficacité
pour le traitement. Les auteurs observent que les patchs transdermaux sont aussi
efficaces que la testostérone injectée (et les comprimés) pour restaurer la
fonction érectile, et observent que "ces études sont en accord avec les
autres études qui démontrent que la thérapie androgène aide la fonction érectile."
(Page 405).
Ils affirment
également que la thérapie d’androgène peut restaurer les fonctions
sexuelles et la libido et éliminer les bouffées de chaleur, l’impuissance et
la dépression, quelque soit la forme sous laquelle elle est administrée (ce
qui n’aide pas beaucoup si vous essayez de choisir à un
moment qui de toutes façons peut être pénible). La décision finale va
dépendre de ce dont vous disposez localement de même que des aspects cliniques
de ce qui est la meilleure option pour vous; après tout, vous n’obtiendrez
l’ensemble des options que si vous avez un médecin ouvert qui vous soutienne
dans vos essais de divers systèmes de remplacement hormonal. Ce
site Web est une ressource utile qui présente des hommes intelligents et éduqués
qui peuvent répondre à la plupart des questions sur le remplacement d’androgène
– aussi bien ses défauts que ses avantages.
Viagra,
l’impuissance, et la thérapie de remplacement d’hormone