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l'Andropause

Une revue de l’Andropause ou ménopause de l’homme qui explore les liens avec l’impuissance et les disfonctionnements érectiles. L’usage de Viagra est expliqué. La ménopause de l’homme et la crise de la quarantaine. La thérapie de remplacement de Testostérone.


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Andropause ou la Ménopause de l’Homme & La Crise de la Quarantaine

Histoire familière?

Cette histoire vécue est celle d’un homme dans la quarantaine qui perd graduellement ses pulsions sexuelles, sa force, son énergie et son enthousiasme pour la vie et l’amour. L’homme d’action est devenue un homme d’inaction. Une chape de fatigue mentale et physique est tombée sur lui, souvent sans raison apparente. Il se transforme, passant d’un être positif et entreprenant à un ours pessimiste, déprimé et négatif, à la tête lourde; il devient de plus en plus difficile de vivre ou de travailler avec lui. Au bureau, il donne l’impression d’avoir décroché et aucun encouragement ou insistance n’améliore sa performance. A la maison, les relations familiales deviennent de plus en plus tendues, la vie sociale fond et s’éteint. Sa vie sexuelle est le plus souvent un désastre avec perte de libido et incapacité occasionnelle à parvenir à une érection ce qui conduit à une anxiété sur sa performance et ultimement à l’impuissance. On assiste à une spirale descendante du fonctionnement défectueux aussi bien chez lui qu’au bureau. (Dr Malcolm Carruthers,  Maximizing Manhood, page ix.) 

Ou celle ci? Une chronique personnelle de l’andropause

Le andropause produit graduellement juste après mon quarantième anniversaire. Je me suis tout de suite aperçu que quelque chose n’allait pas quand j’ai observé que je commençais à avoir des pellicules et que ma peau se desséchait. Surtout sur mon visage. Je ne savais pas ce qui m’arrivait – je pensais ‘avoir un problème de peau’. Sans m’en apercevoir, je suis devenu incroyablement morose – irritable en réalité- et je me comportais de manière tout à fait inhabituelle pour moi, m’emportant à la moindre provocation. Une fois, j’ai quitté le bureau en fureur parce qu’on m’avait donné un travail supplémentaire et suis rentré à la maison me sentant complètement justifié. La réaction à cette affaire n’a pas été très bonne bien sûr, et m’a forcé à penser à ce qui m’arrivait.  En récapitulant tous les changements qui m’étaient arrivés, je me suis rendu compte que ma libido avait presque entièrement disparu: Vous pouvez penser qu’il est étonnant que je ne m’en sois pas aperçu plus tôt mais je ne suis pas marié et ma dernière affaire remontait à neuf mois auparavant.  D’un gars toujours excité et prêt au sexe quand il était disponible – ou même quand il ne l’était pas – avec une forte érection tous les matins et une forte pulsion à me masturber deux ou trois fois par semaine, j’ai réalisé que le sexe ne m’intéressait plus vraiment et que je ne me masturbais plus du tout. Mes érections matinales étaient faibles et me paraissaient plus petites et moins dures, ce qui était déprimant parce que je ne suis pas très gros de ce coté là: ok, si je suis dur et droit mais vraiment triste à regarder avec une érection faible et petite.  La fatigue et la dépression ont commencé à ce moment là: je me levais me sentant au plus mal et restais comme cela toute la journée. A un moment, j’arrivais à peine à me traîner au bureau.

Mes amis ont commencé à montrer mes défauts – le plus souvent en m’évitant. Arrivé à ce moment, je n’avais plus envie de faire quoi que ce soit, même pas voir mes amis avec lesquels j’avais passé beaucoup de bons moments. A un moment donné, je me suis aperçu que je prenais du poids et que j’étais devenu, on peut le dire, gros. Je mangeais et je buvais beaucoup mais cela me faisait plaisir ; mon niveau de cholestérol s’est mis à grimper graduellement. Toujours facile de rationaliser les choses, et je pense que c’est une source de réconfort, surtout lorsqu’on ne sait pas ce qui se passe. Aussi j’ai commencé à m’expliquer les choses: " c’est le stress – pas de surprise: regarde ce qui arrive: la société part en quenouille, les pressions supplémentaires, la peur d’être limogé”. Quand à ma vie personnelle : " je suis si insatisfait et j’ai perdu toute illusion de ce que j’ai fait de ma vie. Pas surprenant que je sois malheureux, stressé et grincheux."

Je me suis dit que ce devait être la fameuse crise de la quarantaine qui dans mon cas était la conséquence de la réalisation brutale que j’étais à la moitié de ma vie et que je pensais n’avoir rien réalisé de très significatif. Le fait que je n’avais pas réussi à commencer ma propre famille était particulièrement significatif, c’était un désir, qui en plus du fait que je pourrais être un superbe père, était aussi lié au désir de laisser quelque chose derrière moi après ma mort. Mais, je me demandais, est-ce que la crise de la quarantaine explique les peines et les douleurs de mon corps ? Mes douleurs aux reins, la fatigue – surtout la fatigue! Que penser de ces bouffées de chaleur et du rougissement de mon visage qui arrivaient à tout moment mais surtout la nuit, me laissant trempé de sueur dans un lit mouillée et, de façon toute à fait incompréhensible, avec un sentiment de chaud et de froid au même moment ? Est-ce qu’elle pouvait expliquer que mon pénis avait l’air constamment petit et rabougri. Ca ne me paraissait pas crédible, même si beaucoup d’auteurs semblent penser que la crise de la quarantaine et tous ses symptômes, aussi bien physiques qu’émotionnels, ne sont qu’une manifestation de la dépression. Aucun doute, j’étais dépressif. Bon, la dépression peut provenir de beaucoup de choses à plusieurs moments de la vie et le stress en fait partie; vous voyez la logique, Logique circulaire, comme l’oeuf et le poulet, mais c’était une logique. J’étais dépressif, et la dépression amène l’impuissance. Ce qui me rendait encore plus dépressif et léthargique et ainsi de suite......

Je ne sais pas ce qui m’a ramené à mes sens en bout de compte, mais je pense que c’était l’aspect sexuel de ma situation. J’avais été impuissant auparavant quand j’étais à l’université, âgé d’une vingtaine d’années, soumis à beaucoup de stress. Mais je ne me souvenais pas que cette expérience ait eu les mêmes caractéristiques que celle-ci. Maintenant, il me semblait que j’étais passé d’un stage où j’avais été moins actif sexuellement, à un stade où j’étais impuissant et désintéressé du sexe, asexué si vous voulez, mais au moins me sentant comme un homme, et finalement à ce dernier stade qui était si grave que j’avais du mal à le dépeindre : c’était comme si l’essence même de ma masculinité m’avait été arrachée et qu’un trou béant restait à sa place dans mon esprit, là où elle aurait dû être.

Je ne me souviens pas non plus, de façon étrange, quand j’ai entendu parler pour la première fois de la ménopause de l’homme, l’andropause, mais je crois que c’a été un article dans Gay Times que j’ai lu chez un ami. Alors, tout s’est enclenché. Tous les symptômes que j’avais vécus étaient décrits dans cet article aussi bien physiques qu’émotionnels, surtout la dépression ; j’ai été frappé de combien j’avais été aveugle : il y avait quelque chose de désespérément anormal avec mon niveau de testostérone. Je pense encore que, peut-être, les choses émotionnelles étaient de ‘ma faute’ mais les peines et les douleurs, la peau sèche, l’impuissance- tout cela ne pouvait juste être mon imagination en délire. J’ai pris rendez-vous dans une clinique pour hommes pour une visite générale et bien sûr, mon niveau de testostérone était bien en dessous de ce qui est considéré normal. 

Vous savez si ça vous arrive

Je veux m’arrêter ici dans cette chronique personnelle et regarder des questions plus générales. Si vous voulez savoir ce qui est arrivé à cet homme que j’ai personnellement interviewé après avoir fait passer une annonce pour recruter des hommes qui avaient vécu la ménopause de l’homme, l’andropause, nous reviendrons à son histoire plus tard. Il y a aussi en bas de la page, un lien pour commander tous les livres qui sont mentionnés sur cette page, ce qui peut être utile si vous voulez plus d’information

Nous entrons maintenant sur un terrain d’opinions très divergentes. Je n’ai aucun doute que les hommes font face à deux crises différentes entre les âges de quarante et cinquante-cinq ans. Il s’agit de la crise de la quarantaine et de la ménopause de l’homme, appelée aussi l’andropause. Il ne s’agit pas de concepts qui sont largement acceptés. Mais il serait ridicule de vouloir rejeter les expériences d’hommes qui ont traversé des crises terribles ou les évidences scientifiques recueillies par un petit nombre de médecins qui se spécialisent dans ce domaine. La crise de la quarantaine est essentiellement de nature émotionnelle; l’andropause est fondée sur une chute des niveaux d’hormones et en cela, est physique bien que les conséquences de ce changement des niveaux d’hormones ne soient seulement physiques. Comme nous allons le voir, la crise de la quarantaine et l’andropause ne sont pas indépendantes l’une de l’autre.

Qu’est ce que c’est, au juste, que la crise de la quarantaine?

Le passage d’une phase de la vie à la suivante doit s’accompagner d’un ajustement psychologique et d’une réévaluation de sa propre identité. Par exemple, au cours des trente dernières années, le mouvement pour les femmes a porté son attention sur les  transformations de la femme au moment de leur ménopause. Pour les femmes, la transition de la période fertile à la période post-fertile peut être une expérience profonde. Avant la ménopause, un élément majeur du sens d’identité de la femme est sa fertilité, ses menstruations, sa capacité de donner la vie et de voir naître de nouveaux êtres ; après cette période, la femme doit redéfinir son sens d’elle-même, pour accepter qu’elle ne pourra plus remplir ces rôles (sauf par FIV) ni avoir l’évidence de cette fertilité que les menstruations mensuelles représentent. Quelques soient les changements psychologiques, ils sont connus, sont souvent discutés de façon relativement ouvertes par les femmes plus âgées ou par leurs contemporaines et, certainement, acceptés comme une réalité. Peut-il y avoir un processus similaire chez les hommes ? OUI ! Je vous expliquerai plus bas ce qu’ils sont. Mon article est fondé sur la recherche du Dr Malcom Carruthers, du Dr Eugene Shippen et de Jed Diamond qui ont tous étudié la crise de la vie de l’homme en détails. Si vous voulez plus d’information, il y a des références à leurs recherches plus bas.

Qu’en est-il donc des hommes dans la société moderne? Y a-t-il une transition similaire ? Vous pensez peut-être que la réponse doit être négative si l’implication de l’expérience des femmes est que leur transition résulte de changement du système hormonal de la femme. Pourtant, pourtant, pourtant… considérez les synopsis suivants des dilemmes de l’homme de quarante ans:

Les niveaux de production d’hormone baissent, les cheveux tombent, la vigueur sexuelle diminue, le stress n’en finit pas, les parents meurent, les horizons de la carrière se rétrécissent, les amis ont leurs premières crises cardiaques; le passé flotte dans un brouillard d’espoirs non réalisés, d’occasions non saisies, de femmes non prises, de potentiels non remplis, et le future est la confrontation avec sa propre mortalité. (Theories of the Male Mid-life Crisis, Counselling Psychologist, 1976, Vol 6, 2-9).

"Il y a des moments où je pense que le temps file," dit Jack avec nostalgie. "Je ressent cette anxiété de la 'dernière chance' sur ma capacité de trouver un travail qui soit créatif, des buts dans ma vie qui soient satisfaisants et une vie sexuelle dont je puisse m’accommoder." (The Male Menopause, Jed Diamond, page 37.)

"Les hommes se définissent toujours par leur force et leur puissance. Tout est physique. Il y a peu de compréhension de la puissance spirituelle. Il est très rare de rencontrer un homme qui comprenne la puissance de l’esprit… et si c’est tout ce que vous avez, et que vous commencez à sentir cette puissance vous quitter, comme vous le faites vers quarante ans, si vous n’avez pas une autre force, vous allez ressentir une grande perte. Il serait bon que les hommes aient un véhicule pour exprimer leur perte..." (Ibid., page 41.)

Dr Malcolm Carruthers – qui a travaillé avec des milliers d’hommes dans sa clinique de Londres, pense que la crise de la quarantaine est avant tout d’origine émotionnelle mais que, si elle est suffisamment forte ou prolongée, elle peut avoir des conséquences physiques surtout si le patient a recours à l’alcool ou à la drogue pour réduire les douleurs de la crise. Typiquement, les hommes les plus sujets à cette crise ont environ 40 ans, essentiellement entre 35 et 45 ans, ce qui est plus tôt que l’andropause qui se manifeste à l’âge de 50 ans, disons entre 45 et 55 ans. Dr Carruthers pense que beaucoup de crises de la quarantaine passent inaperçues et que leurs effets sont perçus comme la conséquence d‘un changement de travail, de maison ou d’épouse.Ce n’est que rarement que le drame tourne à une crise existentielle réelle où l’homme pense qu’il est bloqué dans une carrière qui le sous ou le sur emploie, produisant un futur d’épuisement ; ou encore  qu’il est bloqué dans un mariage ou une relation sans avenir qui ne lui offre que le choix d’un divorce ou d’une séparation avec les traumas qui en découlent, la ruine financière et l’obligation de recommencer sa vie. Il cite aussi un certain nombre de facteurs qui semblent prédisposer les hommes à une crise de la quarantaine traumatique; ce sont essentiellement des facteurs qui ont déstabilisé l’homme depuis son enfance: il a une nature sensible, ses parents sont distants ou froids, il a perdu un parent, surtout si c’est le père (ce que j’interprète comme une perte soit émotionnelle soit physique puisque nombre de pères sont physiquement présents mais ne le sont pas émotionnellement), il a perdu ou a été séparé d’un être aimé ou d’un modèle, et sa carrière  a été marquée d’une succession d’échecs  ou de façon paradoxale de succès.

Nous pouvons avoir un sentiment intuitif qui comprend qu’un homme puisse en arriver au point où, sous le poids du stress, ou d’une accumulation de fondations instables, ou d’une vie vécue sans certitude ou sans stabilité émotionnelle, il puisse succomber à cette crise de la quarantaine. Bien que cela prenne du temps, nous y arrivons et nous nous retrouvons au coeur de cette crise de la quarantaine. Il s’agit d’une insatisfaction totale avec soi-même et ce que l’on a réalisé, ou, en d’autres termes, le sentiment que les cartes n’ont pas été distribuées de façon équitable et que par conséquent, on ne pouvait pas gagner, tout au long de la partie.  Pour rendre les choses pires, les soutiens qui ont aidé à continuer dans le monde que l’on a créé – le travail, les amis, la famille, la structure sociale, l’ambition, le sport, des accomplissements majeurs ou mineurs, le sexe, le sens de sa masculinité ou le sentiment d’être important, tout cela peut soudain ou graduellement se révéler comme irréel, insignifiant ou futile devant des questions de vie ou de mort. (Un ami me demandait un jour ce que serait son mémorial sur terre ? qui se souviendrait de lui et pourquoi ? je n’ai pas pu lui répondre mais ses questions résonnaient sombrement pour moi.)

Parfois, ces choses qui nous ont soutenus ne sont simplement plus là: les amis déménagent, les enfants grandissent, quittent la maison et ne visitent plus, les parents âgés meurent, votre corps ne peut plus faire jeu égal avec les jeunes au sport. Il n’est pas étonnant qu’un comportement d’évasion puisse sembler la solution : on change de boulot, de partenaire, de maison, de style de vie, achetant cette moto avant qu’il ne soit trop tard......... 

Y a t il des réponses à la crise de la quarantaine?

Des solutions existent. Pour certains hommes de toute façon, la crise est bénigne ; ils vivent tranquillement le passage de la première phase de leur vie à la seconde. Pour d’autres, c’est une période d’extrême turbulence dont ils se sortent en trouvant un nouveau cap pour entreprendre le second passage de leur vie. Ce qui peut vouloir dire une nouvelle série de défis, une nouvelle direction ou simplement se réconcilier avec ce qu’ils ont. Souvent, ces nouveaux chemins sont plus spirituels et moins engagés que ceux de leur jeunesse. Mais pour quelques-uns uns, la crise peut tourner au désastre sous la forme d’une dépendance à la drogue, à l’alcool ou au sexe ou alors, ils passent le restant de leur vie dérivant sans but en proie à la dépression.   Oui, je sais, je suis passé par-là et je connais des hommes qui y sont encore, dans cet univers noir de l’âme. Voici le conseil offert par Malcolm Carruthers, un résumé de ce qu’il écrit dans son livre.

Tout d’abord, décidez où vous voulez aller: faites une carte. Décidez quelles sont vos priorités et décider si l’escalade d’une deuxième montagne, pour ainsi dire,  dans la deuxième partie de votre vie vous est importante. Peut-être, préférez vous rester dans la vallée et vivre une vie confortable ?

Deuxièmement, évaluez les ressources dont vous disposez pour entreprendre ce voyage. Il ne s’agit pas juste de vos avoirs tangibles comme votre patrimoine ou vos enfants mais aussi de ressources émotionnelles comme le soutien de vos amis et de votre famille. L’aide d’un conseiller ou d’un psychothérapeute vous serait-elle utile? Pouvez vous identifier vos faiblesses et décider ce que vous pouvez faire à leur sujet. Le principe de base doit être de rester réaliste mais optimiste, guidé par la carte de votre voyage.

Je pense qu’il ne faut pas sous estimer l’importance d’une thérapie. Le problème est de pouvoir trouver un thérapeute qui soit bon, mûr et qui ait suffisamment de sagesse pour pouvoir aider cette transition d’un coté de la crise à l’autre. Ils existent et peuvent vous aider à réduire la douleur et à vous offrir un soutien. On peut aussi penser que vous pouvez préférer un thérapeute mâle puisque cette question est peut-être mieux comprise par un homme. Avec ou sans thérapie, il n’y a aucun doute que cette crise n’est pas une partie de plaisir pour les hommes qui doivent l’affronter car elle semble prendre racine dans des questions qui n’ont pas été résolues dans le passé et créent un doute de soi-même aujourd’hui et une peur du futur. Jed Diamond a beaucoup à dire sur la nature des changements que les hommes doivent exercer lorsqu’il approchent et traversent la quarantaine. Il met l’accent sur le besoin de se rendre compte des changements à affronter et cite le Dr Harry Wilmer: "La crise de la quarantaine même lorsqu’elle apporte dépression, désespoir et peur, est le moment d’un grand défi d’où vont sortir des symboles de transformation." Et il cite Mark Gerzon, l’auteur de Listening to Midlife: "En vieillissant, nous, les êtres humains, languissons pour une plénitude. Nous voulons que les aspects de nous qui sont restés dans le noir trouvent le soleil et que les parties qui ont été brûlées par le soleil trouvent l’ombre. Nous voulons voir ces aspects qui n’ont pas poussé se développer et pour ceux qui ont trop poussé qu’ils soient élagués. Nous voulons voir s’exprimer ces aspects qui sont restés silencieux et ceux qui font trop de bruit rester tranquilles. Nous voulons que les solitaires trouvent de la compagnie et que ceux qui sont dans la foule trouvent le calme." Il le résume ainsi: "Nous voulons vivre nos vies qui n’ont pas été vécues." Comme cela est vrai. Que puis-je dire maintenant pour vous aider à trouver votre chemin? 

Peut-être pouvez-vous vous inscrire dans un club d’hommes et vivre le soutien d’autres hommes pour votre masculinité et votre état d’homme parce que la triste réalité, c’est que la propre estime de l’homme est affrontée de tous cotés. Bien sûr, en tant qu’homme, il se peut que vous ayez à surmonter une inhibition à parler de façon intime à d’autres hommes. C’est bien sûr un défi au règlement de vos problèmes. C’est peut-être là qu’un conseiller ou un thérapeute peut être utile. Si cela vous parait un trop grand défi, vous pouvez acheter les livres pertinents et acquérir le sentiment que vous n’êtes pas seul à vivre cette expérience. Vous pouvez aussi regarder certains des sites Web qui sont listés ci-dessous et qui présentent une perspective d’hommes sur ces questions et en quelque sorte, forment une communauté de pairs qui vous soutiennent. Même si vos problèmes ne sont pas entièrement sexuels, vous pouvez regarder les liens ci-dessous où vous pourrez joindre une communauté prête à vous soutenir sans avoir à les affronter face à face. Et peut-être, de façon plus surprenante pour vous, vous pouvez initier un dialogue intime avec votre partenaire que ce soit un homme ou une femme, sur les difficultés que vous affrontez. Je pense que beaucoup d’hommes n’ont qu’une très petite idée de la profondeur du soutien qu’ils peuvent trouver dans une relation intime, peut-être parce que nous sommes conditionnés à ne pas parler. Prenez le risque! 

L’andropause, c’est quoi au juste?

C’est le résultat d’une production insuffisante d’hormones mâles dans le corps de l’homme, une insuffisance qui peut se développer pour tout un nombre de raisons lorsqu’il vieillit et qui produit un grand nombre de symptômes. Je vais encore citer Malcolm Carruthers:

Le début commence insidieusement à n’importe quel âge à partir de 30 ans mais typiquement dans la cinquantaine. L’une des raisons pour laquelle on ne l’aperçoit pas est qu’elle est beaucoup plus graduelle que la ménopause chez la femme. C’est une crise de vitalité tout autant que de virilité bien que le signe le plus évident est la perte d’intérêt au sexe et de la capacité érectile. De façon surprenante, cette transformation n’est souvent pas remarquée ou elle est ignorée parce que l’homme est soumis à de telles pressions par le reste de sa vie qu’il pense que cela fait partie du processus inéluctable de vieillir ou parce que son partenaire sexuel a aussi perdu l’intérêt. En plus du manque de pulsions sexuelles, on constate également une perte de dynamisme dans sa vie professionnelle ou dans les affaires…et aussi souvent de la fatigue, de la léthargie,  de l’épuisement et de la dépression avec un sentiment de désespoir et d’impuissance. Trop souvent, les hommes changent de travail ou de femmes – tout pour calmer le malaise qu’ils ressentent – mais le plus souvent avec de maigres résultats…Du point de vue physique, on ressent une certaine tension des muscles et des douleurs dans les muscles et les articulations ou des symptômes de goutte et un niveau de détérioration rapide de la condition physique. Il peut aussi y avoir des signes d’accélération du vieillissement du cœur et de la circulation. (Maximizing Manhood, pages 39 -40)

L’andropause est la raison pour laquelle la vitalité et la virilité de millions d’hommes s’estompent après la quarantaine. C’est l’explication de tant de misère, de dépression, de tristesse, de pertes de puissance sexuelle, de vies décevantes, de santés défaillantes, de relations rompues et surtout, la cause de l’impuissance et de la perte de ses fonctions sexuelles. Mais ce serait une erreur ne n’y voir qu’un problème sexuel. Considérons l’hormone testostérone. Elle est dans tous les aspects du corps de l’homme, tous les nerfs, tous les muscles et toutes les cellules du cerveau. Elle est responsable du développement du corps de l’homme depuis l’embryon androgène qui autrement se serait développé sous forme féminine. Si les récepteurs de testostérone du foetus ne fonctionnent pas ou restent insensibles à cette hormone, le développement des attributs normaux du corps de l’homme sera incomplet, anormal ou un individu inter sexuel se développera. Si l’hormone ne revient pas à l’époque de la puberté, le corps de l’homme ne développera pas les caractéristiques sexuelles secondaires telles un plus gros pénis, une barbe et le système pileux du corps, une voix plus grave ou des pulsions sexuelles masculines. Si l’hormone ne coule pas librement dans le corps d’un garçon, sa musculature ne va pas se développer comme elle le devrait. Seule la présence de testostérone dans son sang lui permet de connaître sa masculinité par des érections spontanées que ce soit la nuit ou pendant la journée, et ces activités traditionnelles de la préoccupation du mâle aux pensées érotiques, et aux sentiments et images qui interrompent les pensées les plus pratiques de l’homme et auxquelles nous sommes si habitués. De plus si la testostérone n’atteint pas le cerveau d’un homme, il aura un manque de dynamisme et d’ambition et prendra moins de risques. Que pensez-vous qu’il arrive si le niveau de testostérone d’un homme se met à chuter à un moment après la quarantaine ? Est-ce que les fonctions de son corps dont le métabolisme est tellement dépendant de la testostérone resteront entièrement et effectivement fonctionnelles ? On peut se permettre d’en douter, n’est ce pas ?

Il n’y aucun doute que la sexualité de l’homme change avec son âge. Pensez seulement à l’excitation permanente de l’ado de dix-huit ans, toujours prêt pour le sexe, où que ce soit, parfois de manière inopportune où il se retrouve avec une érection qui arrive sans prévenir et sans être invitée. (Bon, ça n’a pas été aussi dramatique  pour moi mais vous voyez le schéma). Quand il arrive à quarante ans, cet état d’excitation permanente a probablement disparu; les érections spontanées ne sont plus qu’un souvenir lointain. Bien sûr, il peut s’éveiller à une situation sexuelle mais il faut plus longtemps pour que son érection soit dure, il va éjaculer plus faiblement, et sa période réfractaire plus longue (ce qui veut dire qu’il ne peut plus jouir trois fois par heure ou huit fois par jour). Secrètement, il a peut être plus envie de câlin et de tendresse que de sexe mais il a peur de l’admettre. Est-ce que c’est parce que son cerveau en assez du sexe ? Ou bien est-ce à cause du stress de la vie et du travail? Ou bien s’agit-il de quelque chose d’autre, d’une chute du niveau de testostérone par exemple ? En d’autres mots, à cause de l’andropause?

Symptômes de l’Andropause

Beaucoup des effets du vieillissement sont acceptés comme une de ses  conséquences. Je sais que ça a l’air d’une définition circulaire mais cela cache un paradoxe intéressant. Si le déclin de nos fonctions peut être arrêté par l’apport d’hormones dont le niveau décline avec l’âge, peut-on dire que le processus de vieillissement est un processus naturel ? A première vue, la réponse a été donnée par de nombreux médecins à leur patients : c’est inévitable, il faut apprendre à s’en accommoder. Mais supposons une minute que la baisse d’hormones qui a lieu avec l’âge ainsi que ses conséquences, soient réversibles. En termes biologiques, ce ne serait pas étonnant ; l’homme n’a pas évolué dans un environnement où il était vraisemblable qu’il puisse atteindre ce que nous appelons aujourd’hui l’âge mûr. Il se peut que ses systèmes, sa physiologie, ses hormones, tout cela a évolué pour couvrir une durée de vie beaucoup plus courte que celle que nous connaissons aujourd’hui. Si c’est le cas, ce seul fait permet-il de dire qu’il n’est pas justifié de donner des hormones afin de rétablir le niveau que l’on trouve chez les hommes jeunes? Quelque soit votre réponse à cette question, comment affecte-elle les hommes qui présentent plusieurs ou tous les symptômes ci-dessous à la suite d’une baisse de leur niveau d’hormones?

Manque de sommeil et/ou fatigue – une chute prononcée des niveaux d’énergie qui conduit à un état où l’homme s’endort dans son fauteuil chaque soir ou a besoin d’une sieste dans l’après-midi.

Manque de puissance – un terme subjectif, je sais, mais qui correspond assez bien à l’expérience vécue par beaucoup d’hommes avec qui j’ai parlé.  Il se caractériserait par une posture voûtée, le signe peut-être d’un manque ou d’une perte de confiance en soi, une posture avachie, une voix instable, et un air faible. D’autres signes incluent la perte d’intérêt à compléter un projet, générer de nouvelles idées et un désir moindre d’être en concurrence avec d’autres hommes.

Dépression – peut être plus que tous les autres symptômes, celui ci semble toujours présent. La dépression n’est une bonne expérience à aucun moment de la vie avec sa tendance à démotiver et à affaiblir sa victime. Mais, quand un homme dans la quarantaine est sous son emprise, il est dans une situation très grave puisqu’il est privé de la motivation de changer sa situation. Le danger semble être que sa dépression soit considérée comme un problème émotionnel ‘conventionnel’, une dépression réactive, une réponse aux événements de la vie, quand il s’agit en fait du résultat direct d’un changement de la biochimie du cerveau à la suite d’un déclin des niveaux hormonaux. 

Nervosité, anxiété et irritabilité - Je me souviens que l’un des hommes que j’avais  interviewés m’avait raconté que son patron (qui était une femme) l’avait accusé d’être "pire à  travailler avec que n’importe quelle femme", un commentaire accablant et, dans son esprit, insultant, mais qu’il admettait lui avoir donné par la suite une meilleure compréhension de la nature incontrôlable du SPM chez beaucoup de femmes. 

Une libido réduite – un signe très accablant pour les hommes et leur partenaire s’ils en ont une. Ca arrive graduellement sur une période de mois ou d’années et affecte la sexualité de l’homme de plusieurs façons. L’un des hommes avec qui j’ai parlé m’a déclaré qu’il avait su avoir un problème quand il réalisa "que ça lui était égal de ne plus jamais avoir de sexe". Les hommes interrogés parlent d’avoir une absence de pensées sexuelles, pas de fantasmes ou de sensibilité sexuelle. Un homme m’a déclaré qu’il continuait à regarder les femmes mais que c’était presque comme s’il avait oublié pourquoi il les regardait. Il pouvait en apprécier la beauté d’une façon distante, presque non sexuelle mais il n’y avait aucune pensée de concupiscence ou de sexualité présente.

Réduction de puissance et/ou de la taille du pénis – La réduction de puissance veut dire une capacité moindre à parvenir à l’érection et à la maintenir une fois qu’on y est parvenu. La signification de l’érection chez les hommes est si profonde et si fondamentale qu’elle fait partie de l’image même de l’homme. Après tout, se promener le matin avec une érection est une sensation agréable, et peut donner un signe de fierté,  une réassurance de sa fécondité et de sa puissance sexuelle. Que dire donc, de l’absence d’érections matinales ? Et s’il n’y en a pas pendant la nuit ? C’est un test classique de l’impuissance – s’il y a des érections nocturnes, alors l’impuissance aux autres moments est psychologique. Mais l’homme qui n’a pas d’érection du tout ressent qu’il n’est plus un vrai homme dans un certain sens fondamental. Pis encore, est le cas de l’homme qui pense avoir une taille de pénis réduite surtout en érection car c’est un coup à son amour propre plus fort que tout autre.

Déclin de la force d’éjaculation et de son volume – ce qui s’explique en soi : tous les deux diminuent le plaisir sexuel de l’homme et son sens de masculinité. La cause en est l’affaiblissement des muscles du mécanisme d’éjaculation qui ont une très haute concentration en récepteurs de testostérone. 

Bouffées de chaleur, rougissement et sueur. -  un rougissement du visage et du cou peut être un problème majeur puisqu’il affecte une des parties les plus visibles du corps et envoie un signal sur votre état émotionnel aux gens autour de vous qui n’est pas toujours exact. Les sueurs nocturnes peuvent laisser le lit, les draps et l’homme concerné si trempés que les draps ont besoin d’être lavés tous les jours. 

Douleurs et souffrances – Un problème dont je peux témoigner de ma propre expérience. Se sortir du lit le matin devient un défi et, encore plus, les premiers pas hors du lit. J’avais très mal au dos ce qui était étrange après une nuit de repos (bien que le sommeil n’ait pas été très bon); j’avais aussi des douleurs diffuses que je ne pouvais localiser avec précision dans mes articulations. A l’époque, j’étais hésitant à aller voir un médecin parce que je pensais paraître hypochondriaque, que c’était se comporter en homme et j’avais décidé de tolérer le problème. En fin de compte, ce n’était pas une très bonne décision. Il n’y avait aucune garantie que mon médecin de famille puisse reconnaître les symptômes pour ce qu’ils étaient mais au moins j’aurais découvert la vérité beaucoup plus tôt!

Détérioration osseuse – Dans les cas avancés ou prolongés de déficience de testostérone, l’ostéoporose peut se développer. Ses conséquences peuvent être bien sûr très sévères chez le vieillard.

Cheveux et peau – La peau ridée et sèche qui se développe chez l’homme sujet à l’andropause est due au manque de sébum dans ses glandes sébacées qui sont normalement stimulées par la testostérone dans le sang pour produire des huiles essentielles à préserver la peau en bonne santé. La personne interviewée au haut de cette page parle de sa peau sèche et de ses pellicules comme des premiers signes de sa ménopause.

Problèmes de circulation – La testostérone semble jouer un rôle pour aider la circulation du sang vers les extrémités. Il existe également des preuves  qu’elle protége le cœur et réduise le nombre de cas de crise cardiaque chez les hommes qui ont un niveau testostérone  élevé comparé aux hommes dont le niveau est déficient.

Je reconnais que beaucoup de ce que vous venez de lire est sujet à controverse. Je n’ai pas voulu présenter toutes les évidences qui soutiennent ces affirmations parce qu’elles sont à votre disposition dans le matériel de référence si vous voulez le lire. Cela étant, et peut-être à cause de cela, vous pouvez encore vous demander :

Est-ce que l’andropause existe réellement?

C’est vrai il y a deux camps opposés. L’un croit fermement à l’existence de l’andropause alors que l’autre la dénie catégoriquement. Par exemple : 

LONDRES – 3 Septembre, 1997 – Les symptômes de la soi-disant andropause peuvent être facilement expliqués par le stress au lieu d’un manque en testostérone; c’est ce qu’affirment des docteurs de l’Institut d’Urologie de Bristol dans le Postgraduate Medical Journal. Il est à la mode de donner aux hommes sujets à l’andropause des suppléments de testostérone mais il n’y a pas de preuve convaincante qu’un tel traitement puisse soulager les symptômes ; il peut, en fait, être potentiellement dangereux, écrivent les Dr. Gingell et Burns-Cox… Bien que l’on ait donné au terme andropause une crédibilité illusoire parce qu’il implique une déficience hormonale du fait du déclin d’organes sexuels, équivalent à la ménopause de la femme, il n’y a pas de processus équivalent chez l’homme, ajoutent les auteurs. On trouve chez certains hommes âgés, le même niveau d’hormones mâles que chez des sujets plus jeunes. L’ensemble mal défini de symptômes que l’ont pourrait attribuer à l’andropause chez les sujets d’age mûr ou âgés - fatigue, dépression, irritabilité, pulsions sexuelles réduites et impuissance – arrivent tous trop fréquemment chez des sujets ayant un taux normal de testostérone. La fréquence de dysfonctions érectiles augmente avec l’âge et il est tentant d’établir une corrélation avec la diminution relative du niveau de testostérone à cet âge…"Au contraire des résultats positifs établis d’une thérapie de remplacement hormonal chez la femme, les effets de suppléments de testostérone chez les hommes sont ambiguës," concluent les auteurs. "Ils peuvent augmenter l’intérêt sexuel mais rarement à un niveau satisfaisant pour le patient. On ne trouve pas de résultats positifs prouvés sur les dysfonctions érectiles et les autres effets bénéfiques possibles sur l’hématopoïèse, [formation du sang], le métabolisme osseux, les lipides et la fibrinolyse [coagulation du sang] sont encore à démontrer." (Cité dans l’édition Email de Doctors' Guide.)

Que faut-il en penser? Il y a beaucoup de réponses possibles qui vont de la reluctance du corps médical à accepter de nouvelles idées, à l’effet négatif résultant d’événements anciens dus à des médecins peu scrupuleux ou à des charlatans ou même aux perceptions d’aujourd’hui notamment, que les hormones androgéniques sont dangereuses du fait de leur usage par des culturistes. L’une des plus vieilles formules de testostérone (méthyltestostérone), qui a été interdite en Europe produit une toxicité du foie et cela peut influencer d’une certaine façon l’idée de traiter des hommes qui ont un bas niveau de testostérone par un supplément de testostérone. Il se peut également que l’expérience personnelle, ou la rencontre de patients qui ont bénéficiés de ce traitement à long terme, puissent être un facteur déterminant pour conduire un médecin à accepter que l’andropause ainsi que ses corrections sont des réalités. Se posant à l’encontre de la position que nous venons de voir, on trouve les témoignages qui se sont accumulés dans la littérature scientifique depuis la publication de la première étude en 1944 dans le Journal of the American Medical Association (1944; 126(8): 472-477)

Les Dr Carl Heller et Dr Gordon Myers ont suivis 38 hommes d’âges mûrs qui présentaient une grand variété de symptômes tels l’irritabilité, la dépression, des crises de pleurs, des tendances suicidaires, des bouffées de chaleur, la transpiration, des palpitations, un rythme cardiaque accéléré, une diminution de la libido et des érections moindres. Tous ces hommes ne présentaient pas une déficience de testostérone, mais on leur donna à tous des suppléments en injection. Le groupe de contrôle qui ne présentait aucun symptôme reçut les mêmes injections. Les résultats : 85% des hommes qui avaient à la fois une dysfonction sexuelle et un bas niveau de testostérone furent "guéris" par ces injections et leurs symptômes furent soulagés ou disparurent. Bien sûr, cela peut impliquer que certaines dysfonctions sexuelles au moins ne sont pas causées par une déficience en testostérone et c’est peut-être la réalité : l’anxiété est une autre raison première des dysfonctions sexuelles. Parfois, des problèmes de circulation peuvent être responsables de dysfonctions sexuelles ou de l’impuissance. Mais le point est pour nous qu’il s’agissait de la première étude à démontrer une connexion entre un niveau bas de testostérone et une variété des symptômes de l’andropause. Il n’en a suivi ni une grande découverte médicale ni un traitement et le développement de la thérapie de remplacement de testostérone pour les patients sujets à l’andropause est resté pendant très longtemps le domaine de quelques rares spécialistes. Il se peut que ce soit encore le cas aujourd’hui comme le suggère la citation précédente. Si vous voulez en lire davantage sur les documents à l’appui de l’existence de l’andropause, vous en trouverez beaucoup cités dans les livres que j’ai répertoriés dans les références ci-dessous.

Quelques faits sur la relation entre le niveau de testostérone et l’âge

C’est vers la fin de leur adolescence que, typiquement, les garçons présentent le plus haut niveau de testostérone - de 800 à 1200 nano grammes par décilitre (ng/dl) de sang. Ces niveaux se maintiennent pendant environ dix à vingt ans, après quoi, ils commencent à décliner au rythme d’environ 1 pourcent par an pour le niveau absolu de testostérone et de 1.2 pourcent par an pour le niveau de testostérone biodisponible (un terme expliqué plus bas). Mais il peut y avoir tellement de différences entre sujets qu’on ne peut parler que de moyenne statistique. Comme le montre le Dr Eugene Shippen dans son livre The Testosterone Syndrome, la baisse de la testostérone mâle est très variable et dépend de nombreux facteurs qui s’enclenchent. Certains hommes atteignent l’andropause dès l’âge de 40 ans et leur niveau de testostérone se situe seulement à 200 - 300 ng/dl. D’autres présentent à 70 ans un niveau qui est encore de 800 ng/dl.  C’est probablement la raison pour laquelle une déficience en testostérone n’est pas encore couramment acceptée comme un syndrome médical valide – certainement, dit cette logique, si des hommes qui présentent les symptômes de l’andropause, ont un niveau de testostérone si élevé, il ne peut y avoir de rapport entre andropause et niveau de testostérone? Mais ce n’est pas si simple. 

(A noter : l’unité de mesure du taux de testostérone est différente en Europe de celle utilisée en Amérique que nous utilisons ici et on ne peut les comparer directement. L’unité de mesure européenne est le nanomole par litre, or nmol/l. Pour convertir une mesure américaine en unité européenne, divisez la mesure américaine par 28.57) 

Signification de la testostérone libre ou biodisponible

Le niveau absolu de testostérone dans le sang de l’homme ne représente pas le potentiel de cette hormone d’action sur son corps. Le plus gros des testostérones dans le sang de l’homme est en fait lié à des protéines; il n’y a typiquement que deux pourcent qui soit libre d’être assimilé dans les cellules du corps. La protéine la plus importante qui soit liée aux testostérones s’appelle Sex Hormone Binding Globulin (SHBG), une protéine dont le taux augmente avec l’âge. Plus il y a de SHBG dans le sang de l’homme, moins il y a de testostérone disponible pour agir sur ses cellules. Le Dr Malcolm Carruthers a mis l’accent sur ce qu’il appelle l’Index d’Androgène Libre (FAI), qui est le taux de testostérone dans le sang divisé par le SHBG et multiplié par 100. C’est quand le FAI tombe en dessous de 50 pourcent que les symptômes de l’andropause apparaissent le plus souvent. Clairement, une chute du taux absolu de testostérone ou une augmentation du taux de SHBG ont tous les deux le même résultat: l’homme est privé de l’hormone qui le fait et le maintient un homme.

Les causes d’un taux bas de testostérone ou d’un FAI bas

Tout d’abord, simplement, parce qu’un homme a une faible production de testostérone. 

Il existe deux formes de déficience de testostérone – appelées par le corps médical hypogonadisme primaire et hypogonadisme secondaire. Dans les deux cas le sujet hypogonadique produit une plus petite quantité de testostérone que la normale; la distinction entre les catégories primaires et secondaires se réfère à une malfonction testiculaire à l’inverse d’une malfonction plus générale du système hormonal qui arrête le fonctionnement des testicules. 

Il n’y pas d’explication précise sur pourquoi la production de testostérone tombe avec l’âge mais il se peut qu’il s’agisse du contrôle général des testicules par la glande pituitaire du cerveau. Cette glande secrète deux hormones, LH et FSH, qui agissent sur les testicules, les stimulent à produire sperme et testostérone. Dans certains cas, il semblerait que la réaction des testicules à ces messagers chimiques du cerveau décroît avec l’âge et que le mécanisme général du système de production d’hormones cesse de fonctionner normalement. Dans d’autres cas, les testicules pourraient travailler si elles étaient stimulées mais les messagers hormonaux du cerveau ont cessé de fonctionner normalement. Ceux qui veulent étudier le système hormonal de l’homme dans son détail médical le plus menu peuvent trouver toute l’information qu’ils désirent, présentée de façon très technique, dans le livre Testosterone, qui est référencié ci dessous. Cet ouvrage n’est pas pour le profane et vous avez besoin d’une éducation scientifique pour le lire (outre un intérêt fanatique du sujet !)

Deuxièmement, il existe une forme plus compliquée de la condition qui tient au fait qu’un homme en période d’andropause qui présente tous les symptômes listés ci-dessus, quand on teste son niveau de testostérone, peut présenter un niveau de testostérone physiologiquement normal. C’est peut-être la raison derrière le scepticisme sur le traitement en testostérone des hommes qui présentent cette condition et particulièrement sur la valeur limitée de ce traitement sur les hommes sujets à des dysfonctions érectiles ou à l’impuissance. Dans ce cas, nous avons affaire à une sérieuse défaillance du corps médical à comprendre le sujet puisqu’une simple visite sur les sites Web de groupes de soutien qui couvrent le sujet de traitement de remplacement de testostérone montre que le plus souvent, les sujets sont très au courant des problèmes qu’ils traversent, et ont une très bonne compréhension des points de détails qui semblent avoir échappé aux médecins – raison supplémentaire de consulter un spécialiste dans ce domaine, un andrologue (spécialiste de l’homme) ou un endocrinologue (spécialiste des hormones) au minimum plutôt qu’un urologue (approximativement équivalent à un gynécologue pour la femme) comme cela arrive trop souvent. 

Cette version plus compliquée de l’andropause est associée aux changements de l’équilibre hormonal normal de l’homme qui sont causés par un taux trop élevé d’œstrogène dans le corps humain. L’œstrogène, ou plus précisément, l’œstradiol, est un composant vital de la physiologie de l’homme et en fait est composé de testostérone dans les cellules de tout homme. Cela étant, bien qu’elle joue un rôle important dans la physiologie de l’homme, elle peut se trouver sur les récepteurs cellulaires de testostérone et inhiber son travail de façon normale. Il y a très peu de différence entre équilibre et déséquilibre dans le taux d’œstradiol chez l’homme. S’il augmente trop haut, quelque soit son taux de testostérone, l’homme a un gros problème puisque les effets d’un taux trop élevé d’œstradiol dans la physiologie de l’homme sont presque uniquement négatifs. Le Dr Eugene Shippen discute de ce point en profondeur dans son livre The Testosterone Syndrome ; il note que beaucoup d’hommes qui présentent un taux élevé d’œstradiol produisent également plus de SHBG, réduisant davantage tout apport de testostérone biodisponible. Il précise de plus, que certaines méthodes d’appoint de testostérone peuvent promouvoir la métabolisation de la testostérone en œstradiol de façon si effective que le ratio d’œstrogène à testostérone dépasse tout ce qui pourrait être considéré comme physiologiquement normal, et que l’individu est pour ainsi dire castré par le traitement qu’il reçoit.

On trouve également des suggestions dans le livre Testosterone (page 58, deuxième édition) que, si un aspect du problème du sujet est qu’il est physiologiquement insensible à la testostérone (ce qui n’est pas inhabituel comme vous pouvez le lire dans l’information sur le manque de sensibilité androgène sur la page sur l’Hypospadias), il est beaucoup plus enclin à métaboliser la testostérone en œstradiol et ainsi intensifie son problème. Quelle conclusion tirer de tout cela, exactement ? On peut, en effet, se poser la question. En bref, que le traitement de l’andropause demande le recours à un spécialiste qui sait ce qu’il ou ce qu’elle fait et peut vérifier les aspects les moins évidents de la physiologie hormonal comme les taux de LH, FSH et œstradiol dans le corps de l’homme de même que quels types de traitement auront un effet réel.

Thérapie de Remplacement de Testostérone

Je pense qu’un supplément de testostérone pourrait aider beaucoup d’hommes qui présentent des symptômes d’andropause, l’impuissance en particulier. Malheureusement, de nombreux médecins pensent que cette thérapie a un effet limité parce qu’ils n’ont pas considéré les évidences ou ne comprennent pas le rôle de la SHBG et de l’œstradiol dans la physiologie de l’homme. Donc, si vous voulez essayer un supplément de testostérone, vous aurez peut-être du mal à convaincre votre médecin de vous le prescrire. Je connais des hommes qui se sentaient très mal, étaient fatigués ou dépressifs et dont la libido avait disparu, qui ont réussi à convaincre leur médecin de tester leur taux de testostérone et ont vu leur intérêt repoussé lorsque les résultats des tests ont présenté des niveaux bas mais cependant "dans la fourchette normale". Au-delà de ce drame et du désespoir que les hommes dans cette position peuvent avoir, ce qui me frappe c’est l’arrogance de tant de médecins qui n’écoutent pas ce que leurs patients leur disent. Il semble que mis en face d’une part, de la plainte d’un patient qui leur dit que la base même de leur existence et de leur sens de masculinité a changé et d’autre part, des résultats de tests auxquels ils appliquent des taux de référence "normale", les médecins préfèrent ignorer le patient et se conformer à l’évidence scientifique. C ‘est du moins ce qu’ils font s’ils sont novices ou insensibles aux affaires de l’homme. Il faut trouver quelqu’un qui sache ce qu’il fait – plus facile à dire qu’à réaliser peut-être, mais vous pouvez commencer en lisant les livres que j’ai répertoriés et en faisant une recherche sur le Web de mots clés comme "andropause", "testostérone", " ménopause de l’homme", "remplacement d’hormone", et "impuissance".

L’autre chose à garder à l’esprit est que la fourchette de taux de testostérone qui amène un comportement normal, varie largement d’un individu à l’autre. Une fourchette normale de référence pourrait être la suivante :

Testostérone: 13 - 40 nmol/l     ou     370 - 1100 ng/dl

Œstradiol:        55 -165 pmol/l      ou    10 - 30 ng/dl

Ce qu’il faut constater de ces chiffres c’est qu’ils représentent une fourchette "normale” si étendue qu’il parait intuitif que l’évaluation de l’état hormonal d’un homme sur le seul fait de son taux absolu d’hormone dans le sang n’est pas l’approche qui amène nécessairement à des solutions appropriées à son état. En d’autres mots, le médecin doit faire preuve de jugement pour établir ce qui est bon pour chaque patient. 

De plus, bien sûr, toutes les impuissances ne résultent pas de taux d’hormone trop bas, un fait qui est examiné ci-dessous. J’y discute également de la connexion entre les taux d’androgène et l’impuissance.

La question d’une thérapie de remplacement pour les hommes présentant un taux bas de testostérone est très compliquée, une autre raison pour se tourner vers un spécialiste. Il existe plusieurs façons de procéder : injections, crèmes, implants en comprimés, préparations orales, et, développement le plus récent, un patch dermique. La prescription de testostérone orale a été très controversée dans le passé et a probablement causé du tort à ce secteur de la médecine. La préparation qui était autrefois utilisée en Amérique, le méthyltestostérone, peut endommager le foie et a été avec bonne raison interdite en Europe. Cela étant, les préparations modernes orales d’esters de testostérone sont très sures et n’ont pas d’effet sur le foie. (Si vous vous souvenez de votre chimie du Lycée, vous savez peut-être ce qu’est un ester; sinon, pensez simplement qu’il s’agit d’un composé chimique qui peut être métabolisé par le corps pour de la testostérone biodisponible). 

Il y a deux principaux composés pour administration par voie orale: le premier est l’undecanoate de testostérone, la deuxième un androgène plus modéré appelé mesterolone. Ils sont distribués sous diverses marques - Restandol et Andriol (pour l’undecanoate), et Proviron (pour le mesterolone).  Il s’agit d’un traitement léger qui pourrait être la première prescription pour un homme qui a une déficience en testostérone. Quelle est leur efficacité ? L’opinion générale est que leur effet est très variable. L’assimilation rapide par le foie en est la raison principale. L’absorption de l’undecanoate de testostérone dans le corps se fait par les produits gras de la digestion qui passent dans le système lymphatique. Si vous le prenez, vous allez tout de suite en ressentir les effets, avec des pensées sexuelles et peut-être même une érection mais vous sentirez aussi ses effets disparaître après quelques heures. Il est métabolisé en dehors du système très rapidement. Ce qui veut dire qu’il faut avoir recours à plusieurs doses par jour, ce qui peut avoir des inconvénients puisqu’en dehors de son coût, on peut avoir des maux d’estomac du fait de l’huile dans laquelle la testostérone est dispersée.

L’étape suivante du traitement peut être la route classique d’injections d’esters de testostérone de longue durée (une à trois semaines) de façon intramusculaire. Il y a plusieurs préparations disponibles qui ont des durées différentes. Elles tiennent toutes du même principe: elles sont métabolisées en testostérone au point d’injection. Le problème généralement cité de ces préparations est que chaque injection donne un niveau très élevé de testostérone avec un effet immédiat positif sur le niveau d’énergie, de dynamisme, d’humeur et de libido du patient mais que, avec le temps, le niveau d’hormone dans son système tombe en dessous du seuil "normal" résultant en une période d’irritabilité et de faible libido en attendant l’injection suivante. Ce peut être un problème majeur pour les hommes qui suivent ce traitement. Il faut noter toutefois que ce traitement a malgré tout des avantages : il est bon marché, facile à administrer (le patient peut le faire lui-même) et est très efficace. J’ai le témoignage d’un homme qui était très content d’un traitement d’injections d’un mélange de plusieurs esters de testostérone : Il était plus en forme et plus éveillé sexuellement à 56 ans qu’il ne l’avait été à 18 et se vantait de pouvoir avoir des rapports sexuels plusieurs fois par semaine, quand il le voulait. D’autres hommes ont déclaré avoir résolu le problème des sautes d’humeur et de libido en s’injectant de plus petites quantités de façon plus régulière, c’est à dire toutes les semaines par exemple au lieu de tous les quinze jours. Je ne veux pas donner de conseils médicaux mais il me semble que l’évidence suggère qu’un peu d’expérimentation et un endocrinologue accommodant puissent permettre de trouver un régime qui marche fort bien. 

Je pense qu’il est nécessaire que je dise que je pense qu’un remplacement de testostérone est rarement le remède parfait pour les problèmes qu’il essaye de guérir ; ce serait étonnant s’il le faisait au vu de la complexité profonde du système hormonal humain. Entre autres, la testostérone délivrée à un rythme constant par un régime de remplacement de testostérone fermera la production des hormones comme le LH et le FSH qui stimulent les testicules. En conséquence, il se peut que vous arrêtiez la production de sperme (ce qui est entièrement réversible !) et vos testicules peuvent réduire de taille (d’environ un quart). Un homme m’a dit que, de toutes les transformations qu’il avait subies  à la suite de défaillance de son système hormonal et de la thérapie qu’il suivait, la réduction de ses testicules était la plus dure à supporter – il avait soudain réalisé ce que subissent les femmes à la suite d’une mastectomie, ou les difficultés des personnes grosses confrontées à une image différente de leur corps ou le degré d’anxiété, de dépression et de morosité qu’elle pouvait provoquer.

Il y a plusieurs préparations en développement ; parmi elles, on compte la cyclodextrine de testostérone et le buciclate de testostérone. Ce sont des esters de testostérone à effet de plus longue durée. Il y a aussi une recherche sur des microsphères injectables de testostérone pure, bien que je pense ne pas me tromper en disant qu’elle n’a pas abouti très loin. L’objectif, bien sûr, est de parvenir à un régime de remplacement d’hormone qui arrive aussi près que possible d’un équilibre dynamique sans saute d’humeur ni changement de libido. Ces nouveaux composés offrent aussi  la possibilité d’intervalles plus longs entre deux injections ce qui rendrait ces méthodes de traitement plus acceptables pour le patient. 

Des implants sous-cutanés de testostérone pure en cristaux sont aussi en faveurs chez certains. Il est intéressant de noter que les enquêtes et les rapports sur cette méthode ont été présentés comme très prometteurs par les médecins qui semblent être le plus en faveur du principe de thérapie de remplacement de testostérone. Parmi les avantages qu’ils présentent on compte la convivialité, des intervalles plus longs entre traitements (jusqu’à six mois), un remplacement efficace de niveaux uniformes d’hormones et la restauration à la normale de l’humeur, de la libido et du niveau d’énergie et de motivation. Bien sûr, la question est de savoir pourquoi cette méthode n’est pas plus en faveur et la réponse mérite une réponse mesurée. Malheureusement je ne peux vous l’offrir. L’un des pionniers du traitement, le Dr Tiberius Reiter, parait avoir été très direct et potentiellement insolent envers le corps médical ce qui n’aide ni lui ni la réputation du traitement de testostérone. L’autre principal chercheur en faveur de ce traitement, le Dr Tvedgaard, un médecin danois, ne semble pas avoir beaucoup plus d’égard pour les conventions médicales dans son désir de promouvoir les avantages du traitement. Si vous voulez connaître toute l’histoire, vous la trouverez dans le livre du Dr Malcolm Carruther dans lequel il dit que ses propres expériences à essayer de démontrer l’existence de la ménopause de l’homme reflètent de près celles de beaucoup d’anciens pionniers. Il déclare que tous les efforts à discuter de la condition et de son traitement se sont heurtés a un réfutation illogique de la façon la plus flagrante surtout de la part des spécialistes endocrinologie qui ont, je pense, plus à perdre en termes de réputation et de prestige que les médecins de famille qui, selon Carruthers, sont beaucoup plus ouverts à l’idée d’une ménopause de l’homme. 

Mais quelque soit l’histoire de cette approche, la question la plus importante est probablement si, oui ou non, elle marche. J’ai tiré le matériel qui suit du manuel Testosterone en essayant de faire quelques commentaires d’un point de vue scientifique. 

Les comprimés viennent en deux tailles : 100 et 200mg. De quatre à dix comprimés sont implantés sous anesthésie locale chez le médecin, par une petite incision faite sur un choix de sites tel le tissu gras sous-cutané des fesses. La plaie cicatrise rapidement et ne présente qu’un inconfort mineur et temporaire. La testostérone se dissout des comprimés dans le fluide intercellulaire. Les comprimés sont conçus de telle façon que le taux de sécrétion après une poussée initiale qui dure environ un jour, est constant pour la durée de vie des comprimés. Un comprimé de 200mg relâche environ 1.3 mg de testostérone par jour, ce qui se compare à une production moyenne par les testicules d’un sujet sain et jeune de 6 - 7 mg par jour, ce qui implique que 6 comprimés pourraient produire une dose physiologique bien que la variation entre individus puisse demander d’en utiliser davantage. Les auteurs du livre déclarent que les comprimés ont peu d’effets secondaires et sont généralement bien acceptés. Il peut arriver qu’un ou deux comprimés remontent le long de l’incision et ressortent mais c’est un cas rare. Ils citent que c’est une méthode pratique pour ceux qui trouvent les injections régulières inopportunes. Ils concluent que d’un point de vue médical, "les comprimés sont clairement supérieurs en pérennité et stabilité des effets cliniques …beaucoup plus pratiques.....et facilite une thérapie androgène à long terme."  Bien, il ne vous reste plus qu’à payer et à faire votre choix; du moins c’est ce que vous voulez faire mais il y a des problèmes. Tout d’abord, cette approche n’est pas très disponible. D’autre part, ce n’est pas bon marché bien que le coût dépende de votre plan d’assurance. Si vous payez vous-même, c’est meilleur marché qu’une médication orale et à peu près le même prix que des injections de testostérone. Je vous suggère de trouver les livres listés dans les références et de les étudier et ensuite de trouver un médecin qui l’offre près de chez vous. C’est certainement une méthode qui mérite qu’on la considère.

L’un des développements les plus récents dans le domaine de la thérapie de remplacement pour les hommes est celui du patch. En fait, il y a deux types de patch : le premier a été conçu pour une application sur le scrotum, l’autre sur la peau du dos, du bras, de l’abdomen ou de la poitrine (même si la poitrine est moins efficace pour absorber la testostérone que les autres emplacements mentionnés). Vous trouverez ci-dessous des liens qui vous amènent sur les sites que fournissent les producteurs de patch qui ne sont pas destinés au scrotum. Là encore, le livre Testosterone présente des suggestions que l’ont peut trouver utiles. Les patchs se présentent en deux tailles et fournissent soit 2.5 soit 5 mg de testostérone par 24 heures. Dans le livre, les auteurs qui examinent cette méthode de traitement déclarent que les patchs peuvent élever le taux de testostérone à un niveau normal de façon assez uniforme (60 % pendant les 12 premières heures, 40% pendant les secondes 12 heures). Ils observent que lorsque les patchs ont été récemment appliqués, ils peuvent imiter le rythme de production quotidienne normale dans le corps de l’homme qui est au plus haut niveau le matin. Les patchs sont nettement supérieurs pour maintenir le niveau d’œstradiol à un taux normal quand on les compare aux préparations en injection (page 401), ce qui pour les hommes qui sont sensibles à l’œstradiol, ou ont un taux élevé de conversion, pourrait être un facteur d’efficacité pour le traitement. Les auteurs observent que les patchs transdermaux sont aussi efficaces que la testostérone injectée (et les comprimés) pour restaurer la fonction érectile, et observent que "ces études sont en accord avec les autres études qui démontrent que la thérapie androgène aide la fonction érectile." (Page 405). 

Ils affirment également que la thérapie d’androgène peut restaurer les fonctions sexuelles et la libido et éliminer les bouffées de chaleur, l’impuissance et la dépression, quelque soit la forme sous laquelle elle est administrée (ce qui n’aide pas beaucoup si vous essayez de choisir à un  moment qui de toutes façons peut être pénible). La décision finale va dépendre de ce dont vous disposez localement de même que des aspects cliniques de ce qui est la meilleure option pour vous; après tout, vous n’obtiendrez l’ensemble des options que si vous avez un médecin ouvert qui vous soutienne dans vos essais de divers systèmes de remplacement hormonal.  Ce site Web est une ressource utile qui présente des hommes intelligents et éduqués qui peuvent répondre à la plupart des questions sur le remplacement d’androgène – aussi bien ses défauts que ses avantages.

Viagra, l’impuissance, et la thérapie de remplacement d’hormone

Vous trouverez également le paragraphe suivant sur la page sur la sexualité de l’homme de ce site.

Je veux dire quelques mots sur le Viagra (appelé aussi Sildenafil) parce ce que c’est un médicament avec un grand potentiel du moins pour certains hommes qui ont des difficultés érectiles. Tout le monde connaît maintenant l’histoire du Viagra – conçu comme un médicament pour le cœur mais dont les essais avaient montré qu’il apportait plus à la vie sexuelle des hommes qu’à leur circulation. Quand les pharmacologues y regardèrent de plus près, il découvrirent que le Viagra avait un effet spécial sur le pénis: il maintenait la présence d’oxyde nitrique dans le pénis ce qui est important parce que c’est le produit chimique qui force les vaisseaux sanguins péniens à se dilater ou à se relâcher et permet une meilleure circulation du sang dans le pénis. Ce qui se traduit par des érections plus dures, plus fermes et de plus longue durée.  C’est un médicament assez puissant, je crois, et qui affecte de nombreux autres systèmes du corps humain en dehors du pénis parce que l’enzyme qu’il doit inhiber pour maintenir la teneur en oxyde nitrique ne se trouve pas seulement dans le pénis. Ce qui veut dire qu’il peut y avoir des effets secondaires comme des maux de tête, un rougissement du visage et une coloration de la vision. Cela étant, un médecin pratiquant cherchera à établir un équilibre entre un dosage physiologiquement efficace qui durcisse le pénis et un qui soit suffisamment bas pour ne pas produire d’effets secondaires désagréables.

Une pratique courante est de prescrire un dosage bas pour tester de 25mg par exemple (la moitié d’une tablette de 50mg). Il s’agit de commencer bas et d’augmenter en progressant. Si une anxiété existe sur le succès possible pendant des rapports sexuels mutuels, on peut arriver à un dosage adéquat en essayant de se masturber. Je dois rappeler que le Viagra n’est pas un médicament qui augmente la libido : il faut qu’il y ait déjà une stimulation sexuelle même s’il n’y a pas d’érection pour qu’il marche. C’est pour quoi une combinaison de Viagra et d’une thérapie de testostérone est en faveur chez certains docteurs qui se spécialisent sur les problèmes de dysfonction des organes reproductifs de l’homme. Vous pourrez en lire plus en suivant le lien du Gold Cross Medical Center ci-dessous.

La prostate et la thérapie de remplacement d’hormone

Je n’ai pas encore parlé du sujet controversé du cancer de la prostate que l’on a souvent utilisé comme prétexte pour ne pas donner de thérapie de remplacement d’hormone. La vue simple mais très répandue est que le cancer de la prostate est stimulé par la testostérone et par conséquent que, comme les chances de cancer de la prostate augment avec l’âge, il ne faut pas donner de thérapie de testostérone aux hommes âgés. D’une certaine façon, il y a des associations de faits qui confortent ce point de vue – par exemple les hommes qui ont été castrés avant la puberté, pour quelque raison que ce soit, ne présentent que rarement des signes de problèmes de prostate. Mais argumenter que c’est une preuve est simplement illogique. 

Avec l’âge, la prostate tend à grossir ce qui amène un ensemble de problèmes, le principal étant la difficulté d’uriner ou le besoin d’uriner fréquemment. Que la prostate grossisse de façon bénigne ou maligne, un test pour la recherche  de l’antigène spécifique de la prostate dans le corps – le test PSA – peut révéler beaucoup sur la santé de cet organe. Un examen manuel par un médecin peut aider même s’il n’est probablement pas agréable pour le patient. Dans son livre, Eugene Shippen réfère à plusieurs études qui ont démontré qu’il n’existe aucun lien entre le niveau de testostérone et le développement d’un cancer ou un niveau élevé de PSA. De façon plus significative, il indique qu’il existe une corrélation frappante entre le niveau d’œstrogène dans le sang de l’homme et la probabilité de développer un problème de la prostate. Présentant une perspective contraire à la vue générale, Shippen propose de façon convaincante qu’une thérapie de testostérone pourrait en fait inhiber les problèmes de prostate. En plus du cas qu’il argumente dans son livre, il indique également que l’expérience des médecins qui prescrivent une thérapie de remplacement hormonale est très révélatrice: les problèmes de prostate sont très rares chez les hommes qui suivent cette thérapie. C’est un argument puissant et bien qu’il ne soit pas prouvé, il me semble évident que la testostérone n’encourage pas le développement d’un problème de prostate; au contraire, elle l’évite. 

L’impuissance. Une raison pour laquelle elle arrive et comment les hormones peuvent aider    

A l’âge de 40 ans, on trouve que jusqu’à 3% des hommes sont impuissants. C’est un chiffre épouvantable et qui ne s’améliore pas avec l’âge. A l’âge de 70 ans, plus de 40% des hommes sont impuissants. Quelle en est la raison ? Pour en comprendre une cause possible, il nous faut regarder le mécanisme de l’érection.

Le Dr Eugene Shipman le décrit en détails. Pour résumer, deux muscles se projettent des os sur lesquels nous nous asseyons, pour soutenir et ancrer la base du pénis. Les fibres de l’un de ces muscles appelées muscle ischio caverneux entourent les chambres principales du pénis, le corps spongieux, à leur base et sont principalement responsables de permettre la dilatation artérielle et de faciliter la contraction des veines pendant l’érection pour que le sang ne puisse s’échapper. Il y a en fait huit fois plus de sang dans un pénis en érection qu’en état de flaccidité. Un autre muscle du pénis, le muscle bulbo spongieux, est responsable de l’expansion de la chambre à la tête du pénis. Il permet également à l’homme de pincer le pénis vers le haut et est responsable de la force de l’éjaculation et des sensations agréables qui l’accompagnent. Tous les muscles et même les fibres nerveuses dans la région génitale ont plus de récepteurs de testostérone que dans les autres parties du corps. Il n’ y a pas de coïncidence. 

Comme le souligne Shippen, c’est la testostérone qui maintient en forme les muscles vitaux de la région génitale. Sans apport hormonal, les muscles se fanent graduellement et une érection complète et soutenue devient impossible. De façon plus catastrophique, une chute de la tension de l’ischio caverneux empêche le sang de se maintenir dans les chambres du pénis "ce qui détruit l’ego aussi rapidement qu’un pneu crevé dans un Grand Prix."

L’effet de la testostérone sur le fonctionnement de la plupart des organes sexuels de l’homme a été démontré chez les rats. Quand un rat mâle est castré, les fibres musculaires des muscles génitaux dégénèrent rapidement. Le rat, sans grande surprise, perd de l’intérêt au sexe de même que la capacité d’obtenir une érection : les terminaisons nerveuses cessent même de transmettre des messages de façon efficace. Il va sans dire que lorsque l’on donne de la testostérone au rat, ses muscles et ses nerfs sont régénérés et il récupère cent pourcent de sa fonction sexuelle. Il semble que, bien que les hommes et les rats soient très différents de beaucoup de façon, sur cet aspect physiologique ils ont beaucoup en commun.

Shippen affirme que les solutions hormonales aux dysfonctions érectiles marchent dans la plupart des cas bien qu’il accepte que tous les hommes ne récupéreront pas une capacité érectile après un traitement d’hormone. Il indique que de nombreux facteurs peuvent affecter les systèmes de circulation du pénis : l’alcool, le tabac, les dépôts gras dans les artères et l’action de certaines drogues peuvent détruire la capacité du système vasculaire pénien à fonctionner correctement. En fait, un test du fonctionnement normal est la pression artérielle. Si la pression artérielle dans le pénis n’est pas la même que dans le bras, cela implique une dégénérescence permanente du système vasculaire du pénis qui augure mal de la possibilité de restaurer la fonction sexuelle. Shippen indique également que l’œstrogène, ou plus exactement l’œstradiol, peut être tout autant un ennemi des récepteurs de testostérone dans la région génitale qu’il l’est dans le reste du corps. Il souligne également que la restauration de la fonction sexuelle peut prendre un certain temps pour permettre aux muscles et aux nerfs d’être régénérés à leur état de pleine fonctionnalité. Cela peut prendre jusqu'à un an mais il précise que tous ses patients ont retrouvé leur fonction sexuelle. 

Shippen marque d’autres points importants en faveur de sa théorie. Par exemple, l’importance générale du niveau de testostérone adéquat chez l’homme sexuellement actif est illustrée par la subtilité de ses effets qui touchent au biochimique: la testostérone dans le pénis semble stimuler la production de gaz d’oxyde nitrique. L’oxyde nitrique est un neurotransmitteur qui stimule les nerfs et stimule la vasodilatation, les érections et par conséquent une fonction sexuelle complète.

Vous avez peut-être entendu parler des exercices de Kegel qui sont conseillés aux femmes qui présentent des faiblesses des muscles des sphincters de la vessie ou de l’anus. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les hommes ont également ces muscles – qui s’appellent le muscle levator ani – et qu’une amélioration de la fonction sexuelle chez les hommes peut être obtenue en suivant les exercices de Kegel de façon régulière. Ils  ont pour objet de raffermir tous les éléments du système pour qu’ils fonctionnent avec une efficacité parfaite et procurent un plaisir et des sensations sexuelles maximum.

Si vous êtes intéressé par la question de la thérapie de remplacement d’hormone, je vous suggère de commencer par étudier le sujet (voir les liens).  Vous voudrez peut-être regarder le site du Gold Cross Medical Services pour juger par vous-même si les sujet présentés ci-dessus s’appliquent à votre cas. Si vous pensez que c’est applicable à votre condition, vous pouvez vous mettre à la recherche d’un bon médecin sur l’Internet ou en demandant aux participants de alt.support.impotence s’ils connaissent un andrologue ou un endocrinologue compatissant dans votre région. Si vous vivez au Royaume Uni, vous pouvez demander à votre médecin de famille (GP) mais, attention, il se peut qu’il n’en connaisse pas assez sur l’équilibre entre œstradiol et testostérone pour prendre une décision utile et il vous référera à un spécialiste. Je pense avoir raison en disant que vous n’avez plus besoin de passer par votre GP pour consulter un spécialiste mais  il ne serait probablement pas heureux de découvrir que vous l’avez fait. C’est une question difficile à laquelle il n’y a pas de réponse aisée: la chose importante à retenir est que si votre niveau de testostérone est bas, que vos fonctions sexuelles sont diminuées et que vous présentez les symptômes ci-dessus, vous avez toutes les raisons pour demander à voir un spécialiste dans ce domaine. En ce qui concerne les autres causes d’impuissance comme la dégénérescence vasculaire, vous aurez besoin de consulter un éventail plus large de spécialistes y compris un urologue. La page de Fred d’information sur l’impuissance est à elle seule une véritable  encyclopédie qui présente des liens à tout ce que vous voulez savoir sur le sujet. Bonne chance.

Fin de la chronique personnelle commencée plus haut

La découverte que mon  niveau de testostérone était aussi bas, expliquait beaucoup de choses. Mais, plus que tout autre chose, cela expliquait pourquoi j’avais perdu l’impression d’être un homme. Je ne peux pas expliquer facilement ce que j’entends par là; il ne s’agissait pas seulement d’un désir brutal de désir sexuel. Il y a un élément de la perte de votre hormone mâle qui vous enlève le sentiment d’être un homme tout en vous ôtant vos pulsions sexuelles. Le premier traitement que j’ai essayé était une forme de testostérone à prendre oralement et  a eu un effet immédiat. Je me suis retrouvé avec une érection pour la première fois depuis des semaines en conduisant pour aller au bureau. C’était assez curieux mais j’ai remarqué que quelque chose d’autre était revenu, mon désir. Je ne peux pas vous dire combien fantastique fut cette vieille sensation familière quand je suis allé dans une boutique où une belle femme  m’a servie et dont les seins ont tout de suite attiré mon attention. (Je sais que ça a l’air vulgaire mais je ne pense pas qu’on puisse s’éloigner de ces choses fondamentales qui font des hommes ce qu’ils sont!) Je connaissais de nouveau ces sensations familières de pensées sexy qui gambadent dans votre esprit - vous savez, cette vielle histoire que les hommes y pensent à chaque instant – et ça m’a donné un vrai plaisir. En fait, ça a fait de moi un homme à nouveau. 

J’ai trouvé, cependant, que les effets de cette préparation orale ne duraient pas très longtemps et je devais la prendre de façon régulière toute la journée. Cela étant, en en prenant le soir, j’ai retrouvé des érections nocturnes et j’ai commencé à avoir des érections le matin de nouveau ce qui était une sensation merveilleuse : auparavant je restais au lit ressentant l’absence complète de réaction de mon pénis aussi bien aux pensées érotiques qu’au toucher. J’ai été surpris de voir la vitesse avec laquelle les vieilles habitudes de masturbation sont revenues et j’ai trouvé que mes éjaculations étaient plus fortes  et duraient pendant plus de contractions. J’ai découvert qu’en diminuant la fréquence de mes activités sexuelles, les sensations étaient beaucoup plus intenses et mon volume d’éjaculation plus grand, ce qui augmentait mon plaisir. Depuis que mon intérêt au sexe était revenu, mon comportement avait aussi changé – j’étais beaucoup plus motivé et je sortais à la recherche d’une petite amie. Je dirais même que j’étais beaucoup plus motivé à rechercher la compagnie des femmes même s’il n’y avait pas  de possibilité sexuelle immédiate. Je suppose que la testostérone alerte votre cerveau que le sexe est toujours une possibilité.....!  De plus quand j’étais avec une amie, j’ai découvert que j’étais capable de prendre les choses beaucoup plus lentement, j’appréciais le contact de nos corps, l’intimité et les baisers bien plus qu’auparavant et que je prenais même beaucoup plus de plaisir si elle parvenait à l’orgasme avant moi. Je ne pense pas que ce soit le résultat direct de l’hormone mais plutôt un changement subtil de ma sexualité qui avait en quelque sorte accompagné le processus.

Après un certain temps, j’ai décidé que j’en avais assez de prendre six pilules par jour et j’ai évolué à une forme de testostérone en implant. Les résultats ont été assez bons : je ne pense pas que ce soit un substitut parfait à ses propres hormones mais ça s’en rapproche beaucoup. La clé est de trouver le bon dosage : trop peu et vous avez encore des symptômes, trop et vous perdez certains des avantages – vos pulsions sexuelles n’augmentent pas au delà de ce qu’elles étaient autrefois et j’ai même eu l’impression de constater des chutes. C’était probablement le cas parce que, quand nous avons testé le niveau d’œstradiol, il était assez haut. Mais une réduction du nombre d’implants après cinq mois a semblé résoudre le problème. Les autres avantages étaient aussi très marqués: ma dépression a disparu, j’ai perdu du poids en perdant la graisse autour de mon ventre (je dois admettre que ce n’était peut-être pas le résultat de la testostérone puisque je faisais plus d’exercice),  et mes douleurs et fatigues ont aussi disparu. Le plus important en réalité c’est que ma  dépression s’est envolée. Quel soulagement ! Je suis époustouflé de voir combien la dépression déforme les perspectives sur la vie : avec la testostérone, les mêmes problèmes semblaient être un bien moindre obstacle comme si j’avais plus de puissance personnelle. Enfin, on m’avait donné du Viagra. Je sais que certaines personnes en prennent mais ça n’a pas été nécessaire pour moi. C’est peut-être le résultat de mon taux bas de cholestérol et de ma bonne condition physique. Qu’importe. J’ai l’impression d’avoir une nouvelle vie. Et ma peau n’est plus sèche!

Voici une autre réaction personnelle à l’information ci-dessus que j’ai reçue par email.

Très intéressant. J’ai eu tous ces symptômes ainsi que la perte de dents il y a quelques années. Voici comment j’ai fait reculer la ménopause de l’homme :

DHEA 50mg, L-Arginine 5-7 grammes, tous les jours. Cela produit l’oxyde nitrique dont on a besoin. 

Andro Teston de GVI Labs. 2-3 par jour. Chacune contient de l’androstènedione et la delta 4-androstènedione, qui sont des précurseurs de la testostérone. 100mg par jour. 

DL phénylalanine 500mg pour augmenter les taux de dopamine dans le cerveau – ça augmente l’intensité de l’orgasme.

Avena Sativa. A prendre pendant une semaine tous les jours tous les trois mois pour augmenter le taux de testostérone biodisponible. 

J’ai bientôt 55 ans, je parviens à une érection ferme et je peux éjaculer beaucoup de semence. Ca pourrait presque être embarrassant si je n’en étais pas si heureux! Avant que je ne commence ce régime, il m’était difficile de parvenir à une érection et ma semence gouttait. J’avais des sueurs nocturnes, j’avais pris du poids et la circulation de mes pieds était mauvaise. J’avais aussi des douleurs dans le bas du dos tous les matins. Maintenant, c’est un plaisir de "pouvoir tirer" à presque 4 pieds avec une sensation forte. Cela étant, je ne suis pas un docteur, Je veux juste partager mon expérience de vieillir. Le Viagra ne m’a pas aidé quand j’en ai eu besoin mais aujourd’hui je n’en ai plus besoin. Je pense que le secret c’est la L-Arginine qui produit l’oxyde nitrique comme le Viagra pour dilater les veines et les artères pour que le sang soit au bon endroit pour une érection. C’est le Viagra naturel. Voici le message pour les Baby Boomers. Vous trouverez de l’aide à votre magasin de supplément nutritionnel! Cordialement, Rich


Liens                                

Les livres – hautement recommandés (aucun ne semble disponible en français)

Male Menopause, Jed Diamond, pub by Sourcebooks, Inc, Naperville , 1997

Lecture essentielle pour quiconque affronte l’andropause ; Diamond se concentre sur les aspects psychologiques mais mérite d’être lu. Excellent pour mettre en doute les limitations de nos attentes sexuelles et de nos vues.

Maximizing Manhood, Dr Malcolm Carruthers, published by Harper Collins, London (1997)

 

Le livre de Malcolm Carruthers est le message définitif sur l’andropause, fondé sur son expérience de milliers d’hommes qui ont affronté ce problème. Incontournable si vous avez plus de 40 ans. Clair et concis, dans une langue non technique, il vous aidera à comprendre ce qui vous arrive et ce que VOUS pouvez y faire. Vous aurez un soupir de soulagement quand vous lirez les récits de l’expérience de l’andropause d’autres hommes. Si vous avez des soucis de défaillance de performance sexuelle, vous DEVEZ lire ce livre.

Gold Cross Medical Services

Le site Web du Dr Malcolm Carruthers comporte une ressource en ligne utile pour tester si vous êtes ou non sujet à l’andropause. 

The Testosterone Syndrome, Eugene Shippen, published by M Evans & Co, New York (1998)

 

Un autre superbe livre sur le sujet, clair, concis, bien écrit et accessible à tous. Eugene Shippen est un expert tout comme le Dr Carruthers, et il présente les réponses aux multiples questions des hommes sur la chute de la performance sexuelle et le vieillissement. Un livre incontournable pour les hommes de plus de 40 ans.

Andrology
E. Nieschlag (Editor), H. Behre (Editor)

Testosterone: Action, Deficiency, Substitution, edited by E Nieschlag  H M Behre, published by Springer, 1998 

Le manuel définitif sur la pharmacologie du système hormonal de l’homme. Plus d’information que vous ne pouvez demander mais très technique. Absolument pas pour le novice. 

 

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